Un décret a été publié dans la nuit de dimanche 10 mai à lundi 11 mai au Journal officiel, stipulant les mesures à prendre pour éviter la propagation du hantavirus, suite à un premier cas positif et 22 cas contacts signalés en France.
Alors qu'un premier cas d'hantavirus a été détecté chez des croisiéristes, le gouvernement met en œuvre des mesures « strictes » pour « casser les chaînes de transmission ». Voici un aperçu du protocole sanitaire établi par le décret du 11 mai 2026.
Cinq croisiéristes hospitalisés « jusqu’à nouvel ordre »
Les cinq Français rapatriés en provenance du MV Hondius ont été classés comme « à haut risque ». L'une d'entre elles a présenté des symptômes durant le vol et son état s'est « dégradé dans la nuit », menant à un test positif pour le hantavirus, devenant ainsi la première cas confirmé en France, a déclaré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Les autres ont été « testés négatifs », mais des vérifications supplémentaires sont prévues.
Ils sont tous pris en charge à l'hôpital Bichat à Paris, où ils sont soumis à un isolement strict dans des chambres spécifiquement conçues pour éviter toute contamination, des professionnels de santé ayant reçu une formation adéquate s'occupent d'eux, a précisé Stéphanie Rist. Ce traitement doit se poursuivre « jusqu’à nouvel ordre », pour une durée minimale de quinze jours.
Un décret a été publié au Journal officiel, stipulant une obligation de quarantaine pour ces patients jusqu'à une évaluation médicale complète, pouvant durer jusqu'à « 42 jours », correspondant à la période d'incubation du virus.
22 cas contact identifiés en France
Pour le moment, 22 personnes en France sont classées comme « cas contacts ». Ces personnes ont partagé des vols avec la croisiériste néerlandaise infectée, qui a par la suite succombé au virus à Johannesburg.
Huit d'entre elles ont voyagé sur le vol 4Z132 reliant Sainte-Hélène à Johannesburg, pendant que quatorze autres ont pris le vol KL592 à destination d'Amsterdam, étant donné que la croisiériste a été débarquée en raison de sa détérioration de santé.
Ces voyageurs sont priés de se signaler « sans délai » aux autorités sanitaires et sont sous obligation de rester en « quarantaine à domicile », en attendant une évaluation de leur risque d'infection dans les trois jours suivant ce signalement, selon le décret.
D'autres cas contacts à surveiller
Le décret prévoit aussi des mesures pour toutes les personnes ayant été en contact avec un passager du MV Hondius ou une personne potentiellement infectée. Ces individus pourraient être placés en « quarantaine ou isolement » si une évaluation indique un risque sérieux d'infection, d'après le décret. L'évaluation du risque sera déterminée par les « conditions de contact et l'équipement de protection » utilisé à ce moment-là.
Les mesures d'isolement ne peuvent dépasser 42 jours. La surveillance de ces mises en quarantaine sera assurée par le préfet de chaque département concerné. Le non-respect de ces règlements peut entraîner jusqu’à six mois d’emprisonnement et 10 000 euros d’amende.
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