Un vent de controverse souffle autour de Zbigniew Ziobro, ancien ministre polonais de la Justice, qui se trouve actuellement aux États-Unis. Recherché dans son pays pour des accusations graves de détournement de fonds, il aurait utilisé des ressources publiques pour surveiller ses opposants politiques. Selon les informations de 20 Minutes, après un passage en Hongrie sous la protection du Premier ministre Viktor Orbán, Ziobro aurait pris la direction de l'Amérique pour échapper à la justice.
« Je suis aux États-Unis », a-t-il affirmé lors d'une interview accordée à la chaîne conservatrice Republika. C'est la troisième fois qu'il voyage dans ce pays. L’ancien ministre, qui a exercé de 2015 à 2023, est sous le feu des critiques pour avoir acquis le logiciel d’espionnage Pegasus avec l'argent des contribuables.
Refusant les accusations, Ziobro dénonce une chasse aux sorcières orchestrée par le gouvernement centriste actuel. Polsat news a rapporté qu'il avait initialement obtenu refuge en Hongrie avec sa femme, mais a dû partir après la défaite de Viktor Orbán. En retour, le ministre polonais de la Justice, Waldemar Zurek, a annoncé que la Pologne se mettait en quête d’éclaircissements auprès des autorités américaines et hongroises concernant l'entrée de Ziobro aux États-Unis, alors qu'il ne possédait manifestement pas de documents valides.
« Si la présence de Ziobro aux États-Unis est confirmée, nous demanderons son extradition », a déclaré Zurek, tandis que Ziobro lui-même a répondu : « S’ils veulent lancer une procédure d’extradition, qu’ils le fassent ». Ce feuilleton judiciaire, mêlant politique et droit, promet de continuer à faire parler de lui, tandis que les experts s'interrogent sur les implications diplomatiques de cette affaire.







