Téhéran a récemment affirmé avoir répondu au plan américain pour un apaisement régional sans en révéler les détails. Cependant, des médias relayent des informations sur une possible réouverture progressive du détroit d'Ormuz, la levée graduelle du blocus des ports iraniens, et un transfert d'une partie de l'uranium enrichi vers un pays tiers.
Donald Trump a vigoureusement réfuté, le 10 mai, la réponse de l'Iran, renouvelant ses attaques contre Téhéran, qu’il accuse d’avoir ciblé les nations alentours du Golfe. Dans un post sur Truth Social, il a écrit : "Je viens de lire la réponse des soi-disant 'représentants' de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE !".
Alors que la trêve entre les deux parties perdure depuis un mois, les discussions semblent au point mort, laissant entrevoir peu d'espoir de parvenir à un accord concret, les propositions étant tenues secrètes de part et d'autre.
Dimanche, Téhéran a annoncé avoir transmis sa réponse par l'entremise du Pakistan, précisant qu’elle insistait sur "la fin des hostilités sur tous les fronts, notamment au Liban, ainsi que sur la sécurité de la navigation maritime".
Réouverture progressive du Détroit
Selon le Wall Street Journal, qui se base sur des sources bien informées, Téhéran proposerait une réouverture progressive du détroit d'Ormuz, essentiel pour le transit maritime, en échange d'une levée progressive du blocus maritime américain. Ce média indique également que l'Iran serait prêt à "diluer" une partie de son uranium enrichi et à transférer le reste vers un "pays tiers".
Les États-Unis et d'autres nations occidentales soupçonnent Téhéran de vouloir développer l'arme nucléaire, une accusation que l'Iran dément, arguant qu'il cherche seulement à se doter d'une énergie nucléaire civile.
Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a déclaré sur CBS qu'il restait des matériaux nucléaires, dont de l'uranium enrichi, à retirer d'Iran, en plus de sites d'enrichissement à démanteler. Il a affirmé que malgré des résultats obtenus, la guerre "n'est pas finie". Trump a également laissé entendre que l'armée américaine pourrait intensifier ses actions.
Nouvelles tensions dans le Golfe
Au cœur du conflit, la situation dans le détroit d'Ormuz s'aggrave avec des attaques récurrentes. Un cargo, en provenance d'Abou Dhabi, a été ciblé par un drone dans les eaux du Qatar, sans que l’origine de l'attaque ne soit confirmée. Le Koweït et d'autres pays voisins reportent également des incidents similaires, et Abou Dhabi a directement mis en cause Téhéran.
Ces tensions surviennent après que l'armée américaine a ciblé deux pétroliers iraniens, renforçant les menaces d'une riposte iranienne contre tout agresseur. Ebrahim Rezaei, porte-parole iranien, a affirmé que tout acte d'agression contre leurs navires conduirait à une réponse forte.
Sur les réseaux sociaux, Massoud Pezeshkian a posté : "Nous ne plierons jamais face à l'ennemi. Discuter ne signifie ni capitulation ni recul". La fermeture du détroit d'Ormuz a de plus engendré une flambée des prix du pétrole, impactant l'économie mondiale.
Paris et Londres sous pression
Le Royaume-Uni et la France envisagent de former une coalition internationale pour sécuriser le détroit après un éventuel règlement du conflit. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a mis en garde contre toute intervention militaire des alliés occidentaux, promettant une réponse immédiate.
Le président français Emmanuel Macron a néanmoins précisé que la France n'envisageait pas de déploiement militaire dans la région, mais qu'elle souhaitait plutôt une collaboration sécuritaire avec l'Iran. Au Liban, le conflit entre Israël et le Hezbollah continue, malgré une trêve, avec des frappes israéliennes faisant de nombreux blessés selon les informations locales.







