La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a surpris en annonçant sa visite en Arabie saoudite ce vendredi. Selon des sources gouvernementales, cette démarche vise à "renforcer la sécurité énergétique nationale" et à consolider les relations étroites avec les pays du Golfe.
Meloni est ainsi la première dirigeante d'un pays membre de l'Union européenne ou de l'Otan à fouler le sol de la région depuis l'escalade du conflit au Moyen-Orient.
Son voyage a débuté à Djeddah, un important port sur la mer Rouge. Bien que le calendrier de son déplacement ait été gardé secret, il est prévu qu'elle s'entretiendra avec des responsables saoudiens, qataris et des Émirats arabes unis, bien que la liste des bonnes rencontres reste à préciser.
Dans un contexte où ces nations ont subi des frappes de drones et de missiles venant d'Iran, Meloni souhaite définitivement renforcer le soutien de l'Italie envers ses alliés face aux menaces croissantes. "L'objectif de cette visite est de réaffirmer notre solidarité et d'asseoir une collaboration durable avec ces pays", a déclaré la source gouvernementale.
Au-delà des enjeux de sécurité, cette visite se concentre également sur l'autonomie énergétique de l'Italie. La région du Golfe est vitale pour l'approvisionnement en pétrole et en gaz, ces ressources étant essentielles pour l'économie italienne. Avec une dépendance considérable vis-à-vis des importations énergétiques, l'Italie fait face à une montée des coûts qui suscite des inquiétudes.
Pour répondre à cette crise, le gouvernement a récemment abrogé les droits d'accise sur les carburants jusqu'au 1er mai, espérant ainsi contenir la flambée des prix de l'essence. La semaine dernière, Meloni avait également effectué un voyage en Algérie, qui représente environ 30% du gaz naturel importé par l'Italie, avec l'objectif d'étendre ces importations pour répondre à la demande croissante.
"D'un point de vue géopolitique, l'Europe a tout à perdre d'une fracture avec les États-Unis", a insisté Meloni, soulignant la nécessité de défendre les intérêts nationaux. "Et quand il faut exprimer des désaccords, nous devons le faire de manière claire. Cette fois-ci, notre position est divergente", a-t-elle ajouté avec force.
Meloni, souvent citée parmi les dirigeants européens les plus proches de Donald Trump, prend une position proactive face aux défis liés à la stabilité dans le détroit d'Ormuz et cherche à obtenir un soutien fort de la communauté internationale.







