Le conflit au Moyen-Orient pose un défi croissant pour l'industrie française. Sur BFM Business, Sébastien Martin, ministre de l'Industrie, a fait part de ses préoccupations quant au prolongement de cette situation. Il a souligné que "l'impact est directement lié à la durée de ce conflit", insistant sur le fait que plusieurs secteurs commencent déjà à ressentir des difficultés.
"Cela devrait poser de graves problèmes si les choses durent encore des mois", a-t-il averti.
Avec une hausse des prix de l'énergie, l'industrie européenne se trouve à un moment critique. Actuellement, les coûts du pétrole, du gaz et de l'électricité ne cessent de grimper, portant un coup dur à la compétitivité des entreprises françaises, déjà défavorisées par rapport à certaines de leurs homologues d'Asie et d'Amérique du Nord. Le ministre a affirmé qu'il est crucial de réduire la dépendance énergétique, même en période de stabilisation.
Concernant la stratégie de "preference européenne", Sébastien Martin a exprimé la nécessité de clarifier que celle-ci doit privilégier le "Made in Europe" plutôt que le "Made with Europe", excluant ainsi d'autres pays comme l'Australie ou la Corée du Sud de certaines politiques de soutien.
Une dynamique en berne
Les dernières données du ministère de l'Économie, publiées récemment, révèlent un ralentissement de la réindustrialisation en 2025, avec un solde net d'ouvertures d'usines en baisse. Bien que le secteur de l'industrie verte montre une dynamique positive, d'autres secteurs tels que les transports et l'industrie chimique enregistrent des fermetures importantes.
Alors que la situation internationale devient plus pesante pour l'industrie, des experts tels que ceux de l'agence Trendeo estiment que 2025 a été marquée par plus de fermetures que d'ouvertures, une tendance qui n’était pas vue depuis 2013. La pression concurrentielle croissante et la hausse des coûts sont des enjeux majeurs pour la durabilité de l'industrie française.







