Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026, le CHU de Nantes a atteint un point critique avec plus de 160 patients attendant des soins pendant près de 15 heures. Selon le syndicat Force Ouvrière, cette surcharge s'explique par une fermeture de lits et une désorganisation croissante.
Depuis le 31 décembre dernier, la situation est décrite comme « traversée par un nouveau chaos ». De fait, plus de 50 patients se trouvaient aux urgences, provoquant une pénurie de brancards et des conditions de soin dégradées. Les urgences, déjà fragilisées, se voient confrontées à des défis qui menacent non seulement la qualité des soins mais également la sécurité des patients et du personnel soignant.
Les professionnels de la santé s'inquiètent des conséquences de cette crise. Un médecin urgentiste, sous couvert d'anonymat, a déclaré : « Nous faisons de notre mieux, mais nous ne pouvons pas garantir des soins de qualité dans de telles conditions. » Cette situation inédite soulève des questions sur la gestion des ressources hospitalières, notamment à l'approche des fêtes, période traditionnellement chargée. D'autres hôpitaux en France, comme ceux de Paris, connaissent des situations similaires, reflétant une crise de plus large envergure au sein du système de santé.
Pour une prise de conscience durable, il est essentiel que des mesures soient mises en place rapidement. Le syndicat FO appelle les autorités sanitaires à agir pour éviter une catastrophe sanitaire.







