Alors que le gouvernement envisage d’introduire une consigne pour les bouteilles en plastique, cette initiative pourrait se traduire par une augmentation notable de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom), met en garde l’Association Française des Collectivités et des Établissements Publics de Coopération Intercommunale, Amorce.
Gilles Vincent, président d’Amorce, a souligné : "Nous devons équilibrer nos budgets, et si les recettes diminuent en raison d'une consigne mal pensée, il n'y a pas d'autre choix que d'augmenter la Teom de manière significative; jusqu'à 20% pourrait être envisageable." Ces avertissements interviennent alors qu’Emmanuel Macron a lancé une concertation dédiée afin que la France atteigne les objectifs de recyclage de l’Union Européenne pour le plastique.
En 2022, la France n’a recyclé que 25,2% de ses déchets plastiques, affichant un mauvais score comparé à d’autres pays européens tels que la Belgique (54,2%) et l’Allemagne (51,1%) selon Eurostat.
Des collectivités sceptiques face à la mesure
Les collectivités locales redoutent que cette mesure s'avère être une fausse bonne idée, car les bouteilles plastiques sont déjà parmi les emballages les mieux recyclés. De plus, en supprimant ces bouteilles du circuit de tri, les communes pourraient perdre des revenus critiques liés au recyclage, ce qui compromettrait leurs opérations de collecte de déchets.
Antoine Bousseau, président de la Fédération Nationale des Activités de Déchets (Fnade), a alerté sur le risque que les centres de tri soient sous-utilisés, affectant ainsi les investissements réalisés pour leur mise en place.
Amorce appelle à une approche plus globale, prônant une réduction de l'utilisation du plastique et l'encouragement du vrac, ainsi que l'amélioration du tri sur les lieux publics. Cette initiative vise à encourager un modèle durable de gestion des déchets, allant au-delà de la simple consigne.







