À l’approche de la présidentielle de 2027, l'exécutif craint un blocage parlementaire, d'où la nécessité pour l'Inspection générale des finances (IGF) de mesurer les conséquences d'une absence de vote budgétaire.
Le ministère des Comptes publics a annoncé que les conclusions de l'IGF seront attendues pour juin. L'objectif est d'évaluer les impacts économiques d'une reconduction des budgets antérieurs, surtout si le Parlement ne parvient pas à adopter le budget 2027 avant le 31 décembre.
« Par une lettre signée par le Premier ministre, l'IGF a été mandatée pour analyser en profondeur les effets d'une loi spéciale, tant sur le plan macroéconomique que microéconomique, dans le contexte électoral qui s'annonce », a indiqué le ministère.
Cette loi spéciale est prévue pour maintenir le fonctionnement de l'État malgré l'absence d'un budget voté, en prolongeant les recettes de l'année précédente et en autorisant les dépenses essentielles. « Cette analyse a pour but d'informer le gouvernement et la représentation nationale, ainsi que la population, sur la préparation du budget pour 2027 », a précisé Bercy.
Sur le plan politique, malgré les préparatifs pour le budget de 2027, l'exécutif est conscient que la reconduction du budget actuel est une possibilité. Les discussions au sein d'une Assemblée fragmentée risquent d'être encore plus tendues à l'approche de l'élection présidentielle. « Il existe une tentation de l’inaction, mais ignorer la nécessité d'un budget pourrait mettre le pays en péril », a averti le ministre des Comptes publics, David Amiel, lors d'une interview récente sur Public Sénat.
Si les travaux de l'IGF sont rendus publics en juin, cela pourrait fournir une perspective sur l'impact qu'aurait une nouvelle loi spéciale sur la situation financière du pays, aidant ainsi à mobiliser l’opinion publique et le Parlement en faveur d'un vote budgétaire à temps.







