Dans un discours prononcé à Pékin, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a lancé un appel urgent à la Chine pour qu'elle réajuste sa balance commerciale avec l'Union européenne, qualifiant la situation actuelle d'« intenable ». Selon lui, cet excédent commercial chinois engendre de « souffrances sociales » et favorise des tendances « isolationnistes ».
Pour équilibrer un déficit commercial avec un partenaire étranger, deux approches existent : celle de Donald Trump, marquée par les menaces et l'agressivité, et celle de Sanchez, qui prône un dialogue constructif. Ce dernier a affirmé lors de son intervention : « L'Union européenne fait sa part... Nous avons besoin que la Chine fasse de même ; qu'elle s'ouvre pour que l'Europe n'ait pas à se replier sur elle-même. »
Sanchez a rappelé que le déséquilibre commercial, qui a augmenté de 18 % l'an dernier, est devenu insupportable pour les sociétés européennes. Le déficit commercial avec la Chine représente 74 % du total espagnol, soulignant ainsi l'importance de la situation. « Cette situation nourrit des ressentiments et des souffrances sociales », a-t-il souligné lors de son allocution à l'université Tsinghua.
Les experts s'interrogent sur les conséquences d'un tel déséquilibre. Certains analystes économiques, comme ceux de Bercy, notent que « les tensions commerciales avec la Chine pourraient exacerber le populisme en Europe ». En agissant pour un meilleur équilibre, Sanchez ne cherche pas seulement à protéger l'économie espagnole, mais aussi à apaiser les débats internes sur le commerce mondial.







