Ce vendredi 10 avril, la ferme urbaine de Laval a été mise à l'honneur lors d'une visite du ministre délégué à la transition énergétique, Mathieu Lefèvre. Inaugurés en présence de personnalités locales comme le député Guillaume Garot et la préfète, le verger de cette structure dédiée à l'insertion sociale et à l'alimentation saine a ouvert ses portes. Actuellement, sur 20 hectares, 4.000 mètres carrés sont cultivés, avec des projets d'expansion pour atteindre 5 hectares à l’avenir.
Des chômeurs longue durée embauchés en CDI à temps choisi
Six salariés sont déjà en poste grâce aux jardins d'aventure et à l'entreprise Val'Orizon 53, gestionnaires de la ferme. À terme, une vingtaine de personnes sans emploi depuis plusieurs années bénéficieront de contrats à durée indéterminée, sur un mode de travail flexible adapté à leurs compétences et à leur mode de vie. "Ces employés proviennent du quartier du grand St-Nicolas et participent au programme 'territoire zéro chômeurs'. Ils sont polyvalents, pouvant intervenir sur différents ateliers", précise Adèle Le Bannier, responsable d'équipe chez Val'Orizon 53.
Abdelaziz, salarié depuis un an, témoigne : "C'est une providence ce genre de travail. Cela m'a permis d'avoir un logement, de travailler et de mener une vie plus saine. C'est un tremplin pour beaucoup ici, redonnant dignité et laissant un héritage avec des arbres qui resteront."
Une production de 200 tonnes de fruits et légumes d'ici 2030
Les récoltes de cette ferme seront principalement destinées à la vente aux habitants du quartier St-Nicolas, à un prix abordable, dans une région où le taux de pauvreté atteint 75%. Ces produits bio seront également disponibles pour des commandes publiques, à des associations, ou sur les marchés. "Nous partageons notre foncier avec Laval Agglomération afin de favoriser l'insertion par l'emploi solidaire. Un équilibre financier sera trouvé progressivement, avec des ventes à la population locale et des partenariats envisagés avec la banque alimentaire", annonce Nicolas Leroy, président des jardins d'aventure et de l'UNEP.
Le projet, soutenu par l'ARS et d'autres acteurs locaux, est estimé à une coût de 2 à 3 millions d'euros d'ici 2030.







