Chaque année, la question revient : quand commence réellement le printemps ? Si beaucoup d'entre nous se fient au calendrier et attendent l'équinoxe du 20 mars, la réalité est un peu plus nuancée. Deux définitions coexistent et éclairent différemment le passage des saisons : l'une est astronomique, l'autre météorologique.
Équinoxe astronomique vs printemps météorologique
L'équinoxe de printemps correspond au moment où le Soleil passe au-dessus de l'équateur, offrant théoriquement des journées et des nuits de durée égale. Cette date tombe généralement le 19, le 20 ou le 21 mars selon les années et les fuseaux horaires. C'est la définition « officielle » et astronomique qui figure sur la plupart des calendriers.
En revanche, les météorologues utilisent une approche plus pratique et statistique : le printemps météorologique commence le 1er mars et se termine le 31 mai. Ce découpage par mois entiers facilite les comparaisons climatiques d'une année sur l'autre et reflète souvent mieux l'évolution des températures et des phénomènes observables sur le terrain.
Les signes visibles du printemps et leurs effets
Dans la nature, le passage à la nouvelle saison se manifeste bien avant — ou indépendamment — de la date de l'équinoxe. Dès mars, on note :
- le retour des oiseaux migrateurs et des chants matinaux ;
- le réveil d'animaux hibernants comme certains amphibiens ;
- les premières floraisons : perce-neiges, crocus, puis violettes et primevères ;
- une remontée progressive des températures et davantage de lumière en fin de journée.
Ces changements ont un impact sur le moral : le manque de lumière et la météo hivernale influencent l'humeur. Selon des études relayées par des acteurs de santé, la dépression saisonnière touche 1 à 3 % de la population dans les régions tempérées, et un « blues » hivernal plus modéré concerne entre 10 et 20 % des personnes. Le retour de la lumière et des activités extérieures est donc souvent associé à une amélioration significative du bien-être.
Pourquoi cette distinction est utile
Connaître la différence entre printemps astronomique et météorologique est pratique : l'équinoxe marque un fait astronomique précis, tandis que le printemps météorologique propose une période homogène pour l'analyse climatique et la planification agricole ou urbaine. Pour le grand public, retenir le 1er mars comme « saisonnier » est souvent plus pertinent, car il coïncide avec des changements tangibles dans la nature et le temps.
En définitive, si vous comptez guetter les premières fleurs ou prévoir vos sorties au grand air, regardez plutôt ce qui se passe dehors que la date du calendrier : le printemps, dans les faits, commence là où vous le sentez.







