Le rachat de trimestres de retraite constitue une option intéressante pour ceux souhaitant compenser des périodes d’études ou d’activités incomplètes. Cela permet d'atténuer, voire d'éliminer, la décote au moment de la retraite. Cependant, il est essentiel de bien réfléchir avant de s'engager, étant donné le coût relativement élevé — environ 4 500 € par trimestre à 62 ans pour l'option la moins onéreuse. Même si ce montant est déductible fiscalement, il est crucial de peser les avantages potentiels par rapport à cette dépense.
Pourquoi attendre pour racheter vos trimestres
Différentes raisons plaident en faveur d'un rachat tardif :
- Évolution du projet de vie : les aspirations professionnelles peuvent changer avec le temps, rendant un rachat prématuré superflu.
- Risques de chômage : proche de l’âge légal de départ, une période de licenciement pourrait ouvrir des droits au chômage. Si tout n'est pas en place pour un départ à taux plein, il peut être plus judicieux de ne pas racheter des trimestres trop tôt.
- Changements législatifs : la réglementation concernant l'âge de la retraite peut évoluer, rendant certains rachats obsolètes. Un exemple est le report de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans, affectant ceux ayant anticipé leur rachat.
Situations favorables au rachat anticipé
Malgré les conseils d'attendre, certaines personnes peuvent bénéficier d'un rachat anticipé :
- Chefs d'entreprise : ceux qui envisagent de continuer à travailler tout en percevant leur retraite à taux plein peuvent envisager le rachat pour éviter toute décote, surtout s'ils projettent un cumul emploi-retraite.
- Carrière à l'étranger : pour ceux ayant passé du temps à l'étranger, le rachat de trimestres peut s'avérer moins coûteux. De plus, cela peut enrichir la retraite française, d’autant plus si une convention de sécurité sociale existe entre les pays concernés.







