Lorsqu'une personne décède, sa famille se voit confrontée à une série de formalités administratives. L'étape initiale consiste à officialiser le décès auprès de la mairie, suivie de l'organisation des funérailles. Cependant, l'une des démarches les plus essentielles est la déclaration de succession. Ce document joue un rôle fondamental dans le processus de partage des biens du défunt. Explorez ici son importance, les moments clés pour la rédiger, et les informations nécessaires à son élaboration.
Qu'est-ce qu'une déclaration de succession ?
La déclaration de succession est un document légal obligatoire, sauf dans certaines situations spécifiques :
- Lorsque la valeur de l'actif successoral est inférieure à 50 000 € pour les héritiers en ligne directe, ou 3 000 € pour ceux en ligne indirecte.
- Si les héritiers ont reçu des donations non déclarées de la part du défunt durant sa vie.
Ce document informe l'administration fiscale des biens et des dettes du défunt pour le calcul des droits de succession. En effet, la déclaration de succession permet de déterminer les impôts dus par chaque héritier, en fonction de leur lien de parenté avec le défunt.
Qui est responsable de la rédaction ?
La déclaration de succession peut être rédigée par un seul héritier au nom de tous, qui doit ensuite la faire relire et signer par les autres. Le conjoint survivant, marié ou pacsé, ou tout héritier, peut s'en charger. Il est également possible de mandater un notaire pour gérer cette formalité. Un acte de notoriété est souvent requis pour prouver la légitimité des héritiers.
Délai et contenu de la déclaration
La déclaration doit être transmise aux services fiscaux dans un délai de six mois après le décès pour une personne décédée en France métropolitaine, ou douze mois pour celles décédées à l'étranger ou dans les territoires d'Outre-Mer. Des pénalités financières s'appliquent en cas de retard.
Voici les principales informations à inclure :
- Informations sur le défunt : identité, date et lieu de naissance, date de décès, dernière adresse.
- Détails sur les héritiers : nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, lien de parenté.
- Évaluation des droits de succession pour chaque héritier.
- Liste des actifs du défunt : biens mobiliers, immobiliers, comptes, placements.
- Inclusion des dettes et frais éventuels.
- Détails sur les biens atypiques : entreprise, œuvres d'art, etc.
- Contenu d'un éventuel testament.
- Valeur des donations reçues de son vivant.
Ensemble de documents comme le certificat de décès et les actes de propriété devront également accompagner cette déclaration.
Comment la rédiger ?
La complexité de la déclaration de succession requiert souvent l'assistance d'un professionnel. Si les héritiers choisissent de la compléter eux-mêmes, ils doivent d'abord rassembler toutes les données requises et évaluer précisément la valeur des biens. Pour ce faire, les factures d'achat pourront servir de référence pour les biens mobiliers, tandis que pour les biens immobiliers, une évaluation par un notaire ou un agent immobilier est recommandée, obligatoire si la valeur du bien dépasse 5 000 €.
Les formulaires nécessaires comprennent :
- Les deux CERFA principaux : le formulaire 2705-SD et le formulaire 2705-S-SD.
- Des CERFA supplémentaires selon les particularités de la succession.
Une fois complétée, la déclaration, accompagnée des justificatifs, doit être envoyée par courrier recommandé ou remise en personne au Centre des finances publiques.
En résumé, la déclaration de succession représente une étape cruciale pour les héritiers, car elle permet d'identifier les ayants droit, d'évaluer le patrimoine, et de calculer les droits de succession. Un notaire est souvent recommandé pour garantir que toutes les informations sont correctement déclarées selon la législation en vigueur.







