Confondue avec sa cousine, une retraitée de 72 ans a été déclarée morte par erreur par l'administration française. Cette habitante de Saint-Ours, en Savoie, a finalement réussi à prouver qu'elle était bien vivante et a récupéré sa pension de retraite, suspendue à cause de cette méprise.
Chaque mois, Martine consulte son compte bancaire pour vérifier le versement de sa pension. En décembre, elle est stupéfaite de découvrir qu'aucun virement n'avait été réalisé. En voulant comprendre cet oubli, elle a contacté la Sécurité sociale, qui lui a annoncé une nouvelle pour le moins surprenante : "C'est parce que vous êtes morte, madame!".
Une confusion fatidique
La retraitée, abasourdie, a vite compris qu'elle avait été confondue avec sa cousine, décédée en octobre à l'âge de 91 ans. Martine avait en effet organisé les obsèques et signé tous les documents nécessaires, ce qui a conduit l'administration à mélanger leurs dossiers.
Pour prouver qu'elle était vivante, elle s'est rendue en mairie avec sa carte d'identité. Le maire, après l'avoir vue, a confirmé qu'elle était en pleine forme, sans même avoir besoin de vérifier son pouls.
La délivrance administrative
Suite à cette rencontre, le maire lui a délivré un certificat de vie, et la situation a rapidement été rectifiée. Martine perçoit de nouveau sa pension et souhaite ne plus être confrontée à de telles mésaventures. Si cette histoire semble singulière, ce n'est pas un cas isolé. En Belgique, un homme a été déclaré mort par la Carsat à deux reprises en un an et demi. Ces erreurs, bien que souvent réglées en quelques jours, peuvent parfois engendrer un véritable calvaire pour ceux qui doivent prouver leur existence, une situation aussi kafkaïenne qu'inquiétante.







