« Attention au robinet d’essence juste au-dessus du genou. Si on tape dedans, il y a 30 litres qui se déversent sur nos jambes ! » Cet aperçu humoristique provient de Frédéric Lock, qui navigue à bord de sa B.N.C Monza Paris-Biarritz. Lors de cet événement, tous les propriétaires de voitures anciennes ont pris plaisir à sillonner les routes champêtres autour d’Échillais.
Le yacht-club, connu sous l'acronyme YCAR, s’est réuni pour célébrer son Estival dans les jardins du château de la Bristière. L’organisateur, Igor Biétry, explique : « Notre concept est une satire du Yacht-Club de France, sans le côté guindé mais avec une convivialité palpable. » Conformément à cette philosophie, tous les participants ont répondu à l’appel des années 30, avec des tenues d'époque et une ambiance bon enfant.
Un joyeux bazar
À travers cour du château, les bruits des moteurs anciens s’entrecroisent, donnant vie à un joyeux fouillis. Igor raconte en riant : « Tu sais quand tu pars, mais tu ne sais pas quand tu arrives. » Les petites Austin Seven, icônes des routes anglaises, font sourire tous le monde, avec quelques modèles ramenés à la vie par des passionnés.
Plus de 150 membres actifs font partie de l’YCAR, mais ce week-end, une quarantaine de passionnés des quatre coins de la France ont fait le déplacement. « C’est un joyeux bazar », ajoute Igor en observant une Ford T qui peine à démarrer. Des jeux d’époque, comme un anneau à attraper, ont été installés pour amuser petits et grands.
Humilité et convivialité
Cette ambiance festive fait le bonheur des visiteurs comme Gael Orieux, qui a traversé la Vendée pour venir : « On est vraiment dans l’esprit des voitures anciennes, tout en gardant une ambiance sympathique. » Émilien Auger et Delphine Daffard, venus en famille, se réjouissent : « L’atmosphère du château embellit les voitures et rend l’événement encore plus exceptionnel. »
À cet Estival, les mots comme « compétition » ou « performance » sont bannis. Les valeurs des voitures varient, mais peu importe : tous partagent un même regard émerveillé sur l'histoire, la camaraderie et la passion. Philippe Leroux, possesseur d’une précieuse Lorraine Type 72, conclut avec enthousiasme : « L’ambiance ici est incomparable, bien plus décontractée que dans d’autres clubs. »







