La France fait face à un épisode de chaleur exceptionnelle en ce mois de mai, avec l'activation de la première vigilance canicule de l'année, un phénomène qui se produit plus tôt que jamais selon Météo France.
Pour l’instant, seul un département est concerné : le Finistère, qui sera en vigilance jaune pour des températures pouvant atteindre les 32 °C ce dimanche 24 mai. Ce dépassement des normes saisonnières témoigne de l'ampleur de la vague de chaleur actuelle.
Un pic attendu plus tard la semaine prochaine
Météo France prévoit que cette vague de chaleur durera au moins jusqu'à la fin du mois, avec un pic particulièrement intense attendu entre lundi et mercredi prochains. D’après les experts, les températures nationales pourraient dépasser les 24 °C, battant le record de mai de 22,9 °C établi en 2017.
Des villes comme Brest et Nantes pourraient enregistrer des températures sans précédent pour un mois de mai, avec jusqu'à 33 °C à Brest et 35 °C à Nantes, dépassant les records précédents de plusieurs degrés.
Des seuils à atteindre pour parler de canicule
Actuellement, on parle de fortes chaleurs plutôt que de canicule, car ce dernier terme exige le respect de certains seuils, dont les critères varient selon les départements. Pour être qualifiée de canicule, une période doit être caractérisée par des températures élevées, tant diurnes que nocturnes, pendant au moins trois jours d'affilée.
Historiquement, la France a déjà enregistré des épisodes de fortes chaleurs en mai par le passé, notamment en 1947, 1953, 1992, 2005, 2017 et 2022, où les 30 °C ont été franchis à maintes reprises, surtout dans le sud du pays. À l'avenir, Météo France avertit que ces épisodes de chaleur deviendront de plus en plus fréquents, marqués par le réchauffement climatique, entraînant des vagues de chaleur plus précoces et plus intenses.







