À partir de la rentrée de septembre, le coût du transport scolaire augmentera de 90 % pour certaines familles dont les enfants fréquentent de petites écoles rurales. Cette décision suscite la colère de 17 maires et présidents de Sivos (syndicat intercommunal à vocation scolaire) en Sarthe. Ces élus ont adressé une lettre à Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire, pour exprimer leur désaccord concernant le maintien d'un tarif réduit jusque-là proposé aux parents.Dans un entretien avec ICI Maine, Thierry Payen, premier adjoint au maire de Poillé-sur-Vègre et président du Sivos de la Vègre, a souligné l'impact pesant de cette augmentation sur les familles : "Cela ajoute une pression supplémentaire. Les parents pourraient être tentés d'inscrire leurs enfants dans des établissements plus grands, mieux situés en rapport avec leur trajet professionnel, ce qui mettrait en danger nos Sivos."
Cette situation soulève des questions concernant l'avenir des écoles rurales, qui pourraient se voir désertées au profit d'établissements plus accessibles financièrement. Les représentants interrogés par Le Monde partagent les préoccupations de Thierry Payen, affirmant que cette mesure aurait des répercussions néfastes sur la vie scolaire et la cohésion des petites communes. Il est impératif selon eux d'évaluer les effets de cette hausse sur les choix des familles et l'attractivité des écoles rurales. Dans un contexte où la désertification des campagnes devient un enjeu majeur, cette question du transport scolaire risque d'alimenter les débats politiques locaux dans les mois à venir.
Des élus s'inquiètent pour les écoles rurales face à la hausse des tarifs du transport scolaire
La hausse des prix du transport scolaire soulève des inquiétudes dans la Sarthe.







