Le dépistage gratuit du cancer du poumon est désormais accessible aux fumeurs et ex-fumeurs aged de 50 à 74 ans dans cinq régions de France, y compris l'Île-de-France. Le ministère de la Santé a récemment annoncé cette initiative, visant à recruter 20 000 volontaires pour ce programme qui pourrait bientôt être étendu à l'ensemble du pays.
À quoi sert ce dépistage ?
Ce programme, nommé « Impulsion », a pour objectif de détecter rapidement les cancers du poumon, ce qui pourrait améliorer les chances de traitement. En effet, le cancer du poumon est le plus meurtrier en France, avec plus de 30 000 décès chaque année. Le tabac est la principale cause, représentant environ 85 % des cas.
Le Pr Sébastien Couraud, chef de service de pneumologie aux Hospices civils de Lyon et co-coordinateur du programme, a déclaré : « Les études montrent qu'un dépistage généralisé pourrait réduire la mortalité de 20 %. Ce chiffre pourrait atteindre 35 % pour les femmes, dont le nombre de décès liés à cette maladie augmente chaque année. » Selon l'Institut national du cancer, ce dispositif pourrait éviter jusqu'à 13 000 décès en cinq ans.
Comment participer ?
Pour déterminer votre éligibilité, un questionnaire rapide est disponible sur le site https://www.depistage-cancer-poumon.fr. Il est nécessaire d'être âgé de 50 à 74 ans et d'être un fumeur ou un ex-fumeur qui a arrêté depuis moins de quinze ans. Les critères spécifiques incluent avoir fumé deux paquets par jour pendant 10 ans ou un paquet par jour pendant 20 ans.
Les participants doivent résider dans l'une des cinq régions ciblées : Île-de-France, Hauts-de-France, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Si vous êtes éligible, vous serez dirigé vers un médecin spécialisé pour un rendez-vous. Ce dernier vous expliquera le processus de dépistage, comprenant un scanner à faible dose, ainsi qu'une aide potentielle pour arrêter de fumer. En cas d'anomalie, des examens complémentaires seront mis en place.
Quelle sera la suite du programme ?
Le programme « Impulsion » devrait être « progressivement déployé » dans d'autres régions, ajustant son approche en fonction des particularités locales, selon les agences régionales de santé. D'ici 2030, la Haute Autorité de santé analysera les résultats de ce dépistage, en étudiant des indicateurs comme le taux de détection et la mortalité, avant d'envisager une extension à l'ensemble du territoire, touchant potentiellement jusqu'à 4 millions de personnes.







