À partir du 4 mai, tous les étudiants de la région Pays de la Loire peuvent bénéficier de repas à 1 euro dans les restaurants universitaires. Cette initiative, qui élargit l'accès à tous, était précédemment réservée aux boursiers. À Nantes, au restaurant universitaire "Le Tertre", les retours sont majoritairement positifs, bien que quelques préoccupations subsistent concernant les files d'attente et la qualité des repas.
C'est trois fois moins cher
Avant cette mesure, un repas coûtait 3,30 euros pour les étudiants non boursiers. Jules, un étudiant enthousiaste, exprime sa satisfaction : "Ça va me changer la vie, c'est trois fois moins cher. Avant, je n'y allais pas à cause du prix. Maintenant, je compte y aller souvent". Julie, en troisième année de psychologie, souligne également l'impact positif sur son budget : "C'est des repas sains et copieux. Cela fait une grande différence à la fin du mois".
Qualité des plats : des interrogations demeurent
Cependant, le scepticisme persiste parmi certains étudiants. Manon exprime son inquiétude face à l'augmentation possible des files d'attente, qui pouvaient déjà durer jusqu'à une heure et demie. Théo, étudiant en STAPS, ajoute que cette offre devrait plutôt cibler ceux qui en ont vraiment besoin : "Un euro, c'est convenable pour les étudiants en difficulté financière". Léandre, quant à lui, se demande si cette réduction de prix entraînera une baisse de la qualité des plats.
Face à ces préoccupations, le Crous rassure les étudiants. Franck Beaumont, chef de cuisine à "Le Tertre", assure que la qualité des repas demeurera inchangée : "Nous garantirons les mêmes portions et la qualité des produits, qui resteront locaux et bio". Cependant, les choix passeront de quatre à trois plats pour garantir un service plus rapide.
Préparations pour une hausse d'affluence
La direction du Crous anticipe un afflux accru d'étudiants et a prévu une série d'actions pour s'y préparer, notamment le recrutement de neuf nouveaux employés et la modernisation des équipements. Une subvention gouvernementale de 110 000 euros a également été allouée pour appuyer cette transition.
Le véritable test de cette initiative survendra dès la rentrée de septembre, lorsque la majorité des étudiants reviendra. L'année précédente, plus de 3,7 millions de repas avaient été servis dans les établissements du Crous dans la région. Nathalie Boursier, directrice générale du Crous de Nantes, conclut : "Nous avons pris en compte de nombreux facteurs pour optimiser l'expérience, afin d'éviter de trop longues files d'attente".







