Ce mercredi 28 janvier, la France a annoncé son intention de soutenir l'inscription des Gardiens de la révolution, bras armé de la République islamique d'Iran, sur la liste européenne des "organisations terroristes". Cette décision survient alors que le pays traverse une période de tensions et de répression violente.
Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), près de 6 000 personnes ont perdu la vie depuis le début des manifestations à la fin de décembre, victimes de la répression orchestrée par les autorités iraniennes. Les Gardiens de la révolution sont accusés d'avoir brutalement réprimé ces mouvements contestataires, suscitant des critiques au niveau international.
"Les pertes subies par la population civile exigent une réponse claire"
Lors d'une déclaration, Maud Bregeon a souligné : "Nous n'avons aucun tabou sur ce sujet". Il a été précisé qu'une réflexion est en cours avec les partenaires européens concernant la désignation des Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste. À ce sujet, l'Italie a également prévu de proposer cette initiative lors d'une réunion de ses homologues européens à Bruxelles.
Le ministre italien des Affaires étrangères a justifié cette démarche en affirmant que "les pertes subies par la population civile lors des manifestations exigent une réponse claire". Ce soutien multilatéral porte un poids significatif dans le cadre des relations internationales et pourrait ajouter une pression supplémentaire sur le régime iranien.
Cette initiative européenne ne manquera pas d'accroître les débats sur les moyens de réagir face aux droits humains en Iran. Selon Jean-François Dubost, analyste en géopolitique à l'Institut des relations internationales, "une telle mesure pourrait avoir des implications profondes sur les relations diplomatiques avec Téhéran et la perception de l'Union européenne sur la scène mondiale".
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