Le 21 janvier, Marine Le Pen a affirmé devant la cour d'appel de Paris que le Rassemblement national (RN) avait toujours agi de bonne foi dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés de son parti. En ce deuxième jour d'interrogatoire, elle a insisté sur le devoir de rigueur que son parti prétend avoir respecté.
Elle a déclaré : "Pourquoi, nous qui sommes réputés pour notre rigueur, semblons-nous avoir fait preuve d'une absence totale de sérieux dans ce dossier ? Nous étions effectivement de bonne foi au moment des faits." Une affirmation qui pourrait sembler à première vue contestable, mais qui exprime la position que Marine Le Pen défend avec fermeté.
Une gestion contestée par la justice
Les dirigeants du RN, dont Marine Le Pen, sont accusés d'avoir financé des employés du parti avec des fonds du Parlement européen entre 2004 et 2016. Ce financement aurait été caché dans le cadre de la crise financière traversée par le FN à cette époque. En réponse, Le Pen soutient que la responsabilité n'incombe pas à son parti mais à l'administration du Parlement européen, qu'elle accuse de manque d'informations et de contrôles rigoureux.
"Nous avons pu commettre des erreurs, mais cela n'était pas intentionnel", a-t-elle déclaré. En effet, elle reproche à l’administration européenne d’avoir laissé des dysfonctionnements se produire, indiquant qu’à l’époque, leurs critères de contrôle étaient moins stricts que ceux appliqués aujourd’hui.
Des difficultés liées à un "cordon sanitaire"
Marine Le Pen a également évoqué l'isolement politique du RN au sein du Parlement européen, qu'elle décrit comme un "cordon sanitaire" imposé par les autres partis. Elle a déclaré : "L'objectif était d'empêcher un député du FN d'avoir la moindre mission au sein d'une commission... Nous avons été condamnés à n'être que des orateurs, sans réelle influence." Une situation qu'elle considère comme ayant dénaturé la dynamique politique à l'époque.
Le procès se déroule alors que Marine Le Pen, actuellement inéligible à la suite d'une condamnation en mars 2025, espère pouvoir se présenter à la présidentielle de 2027. La cour examine minutieusement les différents contrats d'assistants parlementaires liés à son mandat, rendant les enjeux de ce procès cruciaux pour son avenir politique.
Ainsi, l'interrogatoire de Marine Le Pen se poursuit, suscitant autant d'attention que de polémique au sein du paysage politique français.







