La France et l’Ukraine ont signé, ce 13 juillet, un accord déterminant qui prévoit l’acquisition par Kiev de 16 avions de combat Rafale et de leur armement associé, avec des livraisons attendues dès 2028-2029. Ce partenariat, renforcé par une "déclaration d’intention" entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky en novembre dernier, illustre la volonté européenne d'accroître les capacités défensives de l'Ukraine face à la Russie.
Selon Emmanuel Macron, cet accord inclut également la fourniture de radars ainsi que la production locale en Ukraine de bombes AASM, de missiles antiaériens Aster 30, et de missiles de croisière Scalp. De plus, pour améliorer sa défense, Kiev va se doter de batteries SAMP/T de nouvelle génération, livrées dans les semaines à venir, comme l'a mentionné le président français après un sommet des pays de la "coalition des volontaires".
Cette coalition, initiée par la France et le Royaume-Uni et comprenant surtout des pays européens, vise à soutenir l’Ukraine de manière militaire, notamment en matière de déploiement de troupes en cas de cessez-le-feu, pour dissuader toute offensive russe supplémentaire. La réunion tenue à Paris, à laquelle ont assisté une vingtaine de dirigeants, a solidifié cet engagement sur la scène internationale.
Un moment clé en matière de défense et d'aide militaire à Kiev
Les 37 nations membres de cette coalition ont exprimé leur intention de soutenir l’Ukraine "plus vite et plus fort", afin de mettre la pression sur la Russie pour la pousser à négocier. Emmanuel Macron a souligné que "le moment est venu de mettre fin à ce bain de sang inutile en Ukraine", une opinion partagée par Friedrich Merz, chancelier allemand. Neuf pays européens ont formé une coalition exclusivement axée sur des capacités antibalistiques, en réponse aux menaces aériennes croissantes provenant de la Russie. Ces nations comprennent le Danemark, la France, l'Allemagne, l'Italie, la Norvège, l'Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Ukraine.
Une démonstration de force le 14 juillet
En conjuguant ressources industrielles de défense et expertise, l’objectif de cette coalition est de développer des capacités partagées pour contrer les missiles balistiques en Europe. Les dirigeants des neuf pays ont déclaré que cette initiative n'est pas dirigée contre un peuple mais vise à protéger leurs intérêts communs.
La "crédibilité de nos engagements" sera mise à l'épreuve lors du défilé militaire du 14 juillet, qui sera ouvert par 500 soldats de la coalition, en présence de nombreux dignitaires. Emmanuel Macron a insisté sur ce symbole fort de l’unité européenne autour de la défense de l’Ukraine.
Une journée historique
Pour Emmanuel Macron, le projet Freya, qui vise à développer une défense antimissile balistique en collaboration avec l’Ukraine, représente un avancement significatif. Ce projet, conçu pour être une alternative économique aux systèmes comme le Patriot américain, a été bien accueilli par Zelensky, qui a qualifié cette journée d’historique, face à la pression des attaques russes répétées.







