La canicule n’a pas freiné les échanges animés dans les instances politiques du Tarn-et-Garonne. Les rencontres récentes, notamment celle du conseil départemental et du Grand Montauban, ont mis en lumière des dissensions notables. Retrouvez tous les dimanches, dans nos éditions, les indiscrétions politiques de la rédaction.
Grand Montauban : Laurence Pagès sous pression
Lors d’une réunion de l’agglomération, le président Didier Lallemand n’a pas manqué de recadrer l’adjointe Laurence Pagès. Confrontée à un emploi du temps chargé, elle a demandé que sa délibération soit présentée plus tôt. Le président a alors ironisé : "Elle a des choses plus importantes que ce conseil communautaire à faire !" Un dialogue révélateur d’un climat tendu au sein de l’assemblée.
La Poste en difficulté : des enveloppes de vote égarées
La Poste est de nouveau au cœur des critiques. Après des incidents de courrier non distribué à Dieupentale, des enveloppes de vote provenant de Grisolles, Verdun et Campsas n’ont pas été acheminées pour le dépouillement des élections du centre départemental de gestion. Le maire de Caussade, Cédric Vaissières, a témoigné de sa vigilance en remettant directement les enveloppes aux services postaux.
Consensus autour du laboratoire départemental
Malgré les tensions, certains sujets semblent faire consensus, notamment le laboratoire vétérinaire départemental. Avec un résultat de 1 million d’euros pour l’année 2025, le conseil a salué le choix de revenir à une gestion indépendante, un retour aux sources apprécié par tous, comme l’a souligné Valérie Rabault.
Budget des pompiers : des interprétations divergentes
Le budget du service départemental d’incendie et de secours a été voté à 12,5 millions d’euros, dont 2 millions supplémentaires. Jean-Claude Bertelli, président, a affirmé qu’il s’agissait d’une nécessité afin de garantir les capacités opérationnelles des pompiers. Dominique Sardeing, des socialistes, a plaidé pour que ces fonds soient spécifiquement alloués aux pompiers, mais son amendement a été rejeté.
Un souvenir amer pour Patricia Ducassé
Observant certaines tensions au sein de la majorité, Patricia Ducassé n’a pas hésité à lire une lettre de Christiane Le Corre, après son éviction, déclenchant un vif débat. Elle a rappelé le non-respect de sa procuration lors de l’élection du président du département, révélant un climat de méfiance au sein des élus.







