"On ne répond pas à un drame par des cris", avait déclaré Emmanuel Macron après les manifestations qui ont suivi l'affaire de Lyhanna. Une position contestée par Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, qui estime que la colère exprimée est tout à fait légitime. "Je n'aime pas cette formulation parce qu'on a le droit d'être en colère", a-t-elle réagi sur France Inter et Franceinfo TV. Ces déclarations interviennent alors que des rassemblements ont eu lieu à travers le pays pour rendre hommage à Lyhanna, une fillette de 11 ans tragiquement disparue.
Loin de minimiser la situation, Braun-Pivet a insisté sur l'importance d'écouter la société en ces temps de crise. "Quand on fait de la politique, il faut être à l'écoute de la société", a-t-elle ajouté, évoquant une déconnexion qui pourrait nuire à la confiance des citoyens envers les institutions.
Bien que le président Macron ait reconnu certains dysfonctionnements manifestes après la mort de Lyhanna, son appel à la sérénité suscite des interrogations. Des experts en relations publiques et sociologie, comme le professeur Philippe Moreau-Chevrolet, soulignent que tels événements tragiques doivent être abordés avec empathie et compréhension. Dans ce contexte, la prise de parole de la présidente de l'Assemblée semble rechercher un équilibre entre la nécessité d'une gouvernance sereine et la reconnaissance de la légitime indignation des citoyens.
Alors que la polémique continue d'enflammer le débat public, les responsables politiques doivent naviguer avec précaution. La situation prévalente exige non seulement une écoute attentive des souffrances des familles touchées, mais également une réflexion profonde sur la manière dont l'État se positionne face à des tragédies de cette nature.







