L'ancien candidat aux élections municipales, Jean-Michel Aulas, a annoncé son retrait du conseil municipal de Lyon, le 12 juin, à la suite d'une plainte pour viol visant son ex-directeur de campagne, Roman Abreu.
Jean-Michel Aulas, ex-président de l'Olympique lyonnais, a pris cette décision après que la plainte, déposée le 10 juin, a été rendue publique, selon Le Progrès. De plus, il a décidé de se retirer également de ses fonctions de vice-président de la Métropole de Lyon, exprimant une volonté de préserver l'intégrité de son entourage politique.
Cette affaire, qui perturbe l'équilibre au sein du conseil municipal, a suscité de vives tensions parmi les membres de son groupe. Lors d'une réunion d'urgence le 12 juin, les conseillers ont émis un communiqué dans lequel ils déclarent : "Jean-Michel Aulas, président du groupe, et Laure Cédat, vice-présidente, se retirent de la gouvernance pour garantir l'unité collective." Cependant, cette mise en retrait n’a pas suffi à empêcher deux conseillers, dont Pierre Oliver, maire LR du 2e arrondissement, de quitter le groupe, le qualifiant de "très dur".
Viol par soumission chimique
La plaignante, une jeune militante de 22 ans, accuse Roman Abreu de viol par soumission chimique survenu en janvier dans une chambre d'hôtel. Les révélations indiquent que Jean-Michel Aulas aurait pu être conscient de ces accusations sans prendre de mesures adéquates pour se distancier de son conseiller. Bien que la plaignante ait partagé ses préoccupations dès février, Aulas aurait seulement éloigné Abreu de son quartier général de campagne sans l'avoir licencié.
Son avocate a affirmé que le directeur de campagne "conteste fermement et avec sérénité toute accusation". Les retombées de cette affaire pourraient profondément impacter le paysage politique à Lyon et soulèvent des questions sur la responsabilité des dirigeants face à des allégations de cette nature.







