Une personnalité influente de la droite marseillaise, Laure-Agnès Caradec, a récemment décidé de quitter Les Républicains pour rejoindre l’Union des droites pour la République (UDR) dirigée par Éric Ciotti. Cette décision vient s’ajouter à une série de ralliements au profit d’une droite à la ligne plus radicale.
Caradec, qui a présidé la fédération des Bouches-du-Rhône depuis 2023, a communiqué son choix sur les réseaux sociaux : « J’arrive au terme de ma présidence départementale des LR. J’ai mené la campagne municipale avec loyauté, mais aujourd’hui je choisis une ligne claire, une droite à la fois libérale et sans compromission. Je rejoins l’UDR d’Éric Ciotti. J’ai toujours été une femme libre, de droite, et je suis déterminée à mener notre combat pour Marseille, la Provence et la France. »
Éric Ciotti, le président de l’UDR, a accueilli son choix avec enthousiasme : « Bienvenue chez toi Laure-Agnès ! Vice-présidente du département, tu fais le choix de l’UDR et du courage. Comme des milliers d’adhérents et cadres LR. » Cela met en lumière sa stratégie proactive de débauchage au sein de l’ancienne formation politique.
Un ralliement révélateur des tensions au sein de la droite
Cela fait suite à une série de départs chez Les Républicains, notamment après la décision de Ciotti de s’allier avec le Rassemblement national pour les législatives de 2024. Le ralliement de Laure-Agnès Caradec intervient après celui de Murielle Martin-Cham, élue régionale d’Île-de-France, qui avait également dénoncé une dérive idéologique au sein des LR.
Dans un entretien accordé au Figaro, Martin-Cham a exprimé son dégoût face à une « dérive vers la logique du en même temps », soutenant que les positions idéologiques de son ancien parti n’étaient plus assez distinctes.
Cela fait partie d’un mouvement plus large, avec Ciotti déclarant dans le Parisien : « Le grand remplacement de LR par l’UDR est engagé. Plus d’un tiers de leurs militants m'ont déjà rejoint. »
Sous le regard des experts politiques, ce mouvement pourrait redéfinir le paysage de la droite française, alors que des figures montantes et des anciens cadres du parti s'éloignent des LR pour rejoindre l’UDR, intensifiant les batailles idéologiques au sein de la droite.







