Rachida Dati, la ministre de la Culture et tête de liste de la droite pour la mairie de Paris, a révélé dimanche sur France Inter son intention de quitter le gouvernement avant les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Bien qu'elle n'ait pas précisé de date, elle a déclaré qu'elle souhaitait défendre le budget d'acteurs culturels jusqu'à la fin de son mandat.
Agée de 60 ans, député et maire du 7e arrondissement de Paris, elle occupe le poste de ministre depuis janvier 2024. Dati, qui invite les Parisiens à voter utile dès le premier tour, évite tout débat avec ses adversaires politiques, préférant concentrer son attention sur les préoccupations des électeurs.
Concernant ses ennuis judiciaires, notamment des allégations de corruption, elle a affirmé avoir signé un contrat pour défendre les intérêts de Renault-Nissan lorsqu’elle était eurodéputée. "Je n'ai pas touché à l'argent public", a-t-elle insisté. Elle doit faire face à un procès à Paris en septembre 2026, liée à des fonds suspects de 900 000 euros entre 2010 et 2012, période durant laquelle Carlos Ghosn dirigeait l'entreprise.
De plus, Dati est sous enquête pour une éventuelle non-déclaration de bijoux de luxe. Ses avocats soutiennent qu'il n'y a eu aucune irrégularité.
Cette période est cruciale pour Dati qui, selon les analystes politiques, se doit de solidifier sa position face à des instances médiatiques et publiques. Selon le politologue Jean-François Duprat, "le timing de son départ pourrait être déterminant dans l'électorat parisien". Cela lui permettrait de se présenter comme une candidate indépendante, débarrassée des complexités gouvernementales, tout en maintenant une image active dans la défense culturelle.
Dans ce contexte incertain, la ministre doit naviguer habilement pour ne pas perdre le soutien de ses partisans tout en affrontant une opposition de plus en plus encline à s’unir contre elle dans les jours à venir.







