Une atmosphère oppressante pèse sur la population iranienne depuis le soulèvement du 28 décembre 2025, engendré par l'effondrement de la monnaie nationale. Les répressions violentes qui ont suivi ont laissé des traces profondes, comme en témoignent des sources locales, malgré l'absence d'accès à Internet et une presse sous contrôle. Le bilan de cette brutalité est indéfinissable, mais il pourrait s'avérer catastrophique.
Le président Massoud Pezeshkian, initialement favorable aux revendications populaires, a rapidement dû se ranger du côté d'un régime plus affaibli que jamais, dont les décisions sont désormais perçues comme un enfermement total. Les Iraniens, pris au piège de la misère malgré les ressources naturelles de leur pays, voient les responsables de leur désastre : le régime et un Guide suprême, Ali Khamenei, qui semblent mener le peuple vers un avenir sinistre.
Alors que l'Iran continue de s'accrocher à ses ambitions nucléaires, les sanctions internationales ont réduit son économie à néant. Rien que l'an dernier, le corps des Gardiens de la Révolution, essentiel à la répression, a renforcé sa domination sur une population désespérée.
Les conséquences d'une politique désastreuse
À l'international, la situation ne fait qu'empirer. Le soutien apporté aux milices alliées a été largement entravé par des frappes israéliennes, mettant en péril les alliances stratégiques que Téhéran a patiemment bâties. La chute vertigineuse du régime de Bachar Al-Assad en Syrie témoigne du contraste entre les discours de force et la réalité sur le terrain. Les alliés traditionnels, Russie et Chine, sont restés silencieux face au tumulte domestique, laissant l'Iran isolé et vulnérable.
Dans ce contexte, des figures publiques comme Donald Trump ont encouragé l'insurrection à distance, promettant un soutien sans concrétiser d'actions tangibles, une attitude perçue comme cynique par de nombreux analystes, notamment ceux d'Al Jazeera.
Hélas, la République islamique semble désormais piégée dans un cycle de violence et de répression. De nombreux observateurs mettent en garde contre une escalade, qui pourrait causer davantage de pertes humaines et renforcer le sentiment de désespoir parmi la population. Les voix dissidentes sont étouffées, et la perspective d'un changement par des élections ne fait que s'éloigner.
Dans un climat aussi tendu, il est impératif de montrer de la solidarité envers ceux qui osent défier le régime, selon de nombreux experts en droits humains. Pour Parvin Ghorbani, militante des droits des femmes en Iran, il est crucial de ne pas abandonner ceux qui souffrent sous ce joug autoritaire.







