Le gouvernement suisse avait prévu une cérémonie de signature ce vendredi 19 juin dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, mais les présidents américain et iranien ont finalement choisi de signer à distance l'accord mettant fin au conflit au Moyen-Orient.
Une signature décisive. Mercredi 17 juin, les dirigeants des deux nations ont confirmé leur engagement à travers un protocole d'accord historique. Téhéran s'est engagé à diluer son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions imposées par Washington. Cette avancée marque une lueur d'espoir après le déclenchement du conflit le 28 février dernier, qui a fait des milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban.
Les deux pays sont parvenus à un consensus durant cette semaine, mettant en avant un mécanisme qui pourrait transformer leur relation. Comme l'a rapporté l'AFP, le protocole englobe aussi des discussions impliquant le front libanais.
Le Liban au cœur de l'accord
Le texte de l'accord, signé par Donald Trump en visite en France, souligne l'importance du Liban dans ce processus de paix. L'objectif affiché est d'apaiser les tensions sur ce front, essentiel pour la stabilité régionale.
Levée des sanctions pétrolières
Un des points forts du protocole est la suspension immédiate par les États-Unis des sanctions sur le pétrole iranien. Washington s'engage à lever l'ensemble des sanctions si un accord définitif voit le jour dans un délai de 60 jours de négociations.
Réouverture stratégique du détroit d'Ormuz
Au cours de cette période, les États-Unis et l'Iran discuteront d'un mécanisme de gestion des stocks d'uranium. Un responsable a évoqué la méthode de dilution sous la supervision de l'AIEA, renforçant l'idée d'une avancée significative pour faire progresser les relations entre les deux pays. L'Iran est également pressé de rétablir la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz, un point stratégique crucial pour l'économie mondiale.
Un fonds colossal pour la reconstruction
Les États-Unis s’engagent, en cas de conclusion d'un accord définitif, à faciliter un fonds de 300 milliards de dollars en collaboration avec leurs partenaires du Golfe. Ce montant vise à soutenir la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans toutefois impliquer de participation financière de leur part.
L'Iran a également partagé le texte de l'accord via l'agence de presse Irna. Les membres du G7, réunis en France, ont accueilli cette initiative comme une chance historique d'éviter l'acquisition d'armes nucléaires par Téhéran.
Appel à éviter les ingérences extérieures
La Chine, quant à elle, a souligné l'importance d'un respect strict de l'accord par toutes les parties, tout en appelant à éviter les ingérences extérieures. Selon le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, il est primordial de maintenir un équilibre dans la navigation du détroit d'Ormuz, en allégeant les préoccupations mondiales.
Les marchés ont réagi prudemment, avec une légère hausse du prix du pétrole. Le Brent a enregistré une progression de 0,75 %, à 79,55 dollars le baril, signe d'un optimisme mesuré face à cette nouvelle perspective.







