Alors que l'histoire rappelle l'abolition de l'esclavage, cette pratique continue d'exister sous diverses formes à travers le monde.
Geneviève Vinatier-Marquois, d’Aiffres (Deux-Sèvres) : « La Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage a rappelé la convention pour la répression de la traite des êtres humains. L’esclavage est aboli en France, mais il persiste dans certaines communautés avec des pratiques telles que les mariages forcés et la polygamie, en contradiction avec nos lois.
« Pas de hiérarchie dans les crimes contre l’humanité »
« Des traditions profondément ancrées perdurent. Une résolution proposée par le Ghana visait à qualifier l’esclavage et la traite transatlantique des Africains comme “ les plus graves crimes contre l’humanité ”. Elle appelait également à reconnaître les torts historiques et à mettre en place un processus de réparation. Cependant, la France exprime ses réserves, redoutant qu’une telle classification n’entraîne des rivalités mémorielles entre différentes victimes. »
« En mars 2002, le gouvernement ghanéen a lancé une campagne de sensibilisation, soulignant que les enfants étaient la principale cible du trafic humain. Un rapport américain de 2010 révélait que le Ghana était un acteur majeur sur le marché de la traite des femmes et des enfants en Afrique de l’Ouest. Et en 2026, où en est le Ghana quant à cette réalité troublante ? »
« Les Français de 2026 ne doivent pas être tenus responsables des actions de leurs prédécesseurs, mais ils ont la responsabilité d’éviter leur répétition. »
Livreurs exploités
Michel Peyrat, de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) : « Médecins du Monde a récemment publié une étude sur les conditions de travail des livreurs de repas. Travaillant par tous les temps, ces individus, souvent immigrés et sans droits, peinent à gagner leur vie. Avec une moyenne de 63 heures de travail par semaine, ils courent le risque de subir des discriminations liées à leur origine. »
« Récemment, j'ai croisé l'un d'eux, visiblement perdu. Il semblait paniqué à l'idée d'être en retard, et son regard m’a profondément touché. Je l’ai aidé à trouver son chemin, voyant les larmes dans ses yeux. »
« Comment peut-on “ utiliser ” des êtres humains pour livrer un repas chaud au coin de la rue en 2026 ? Bien qu'ils puissent gagner 1.480 € brut par mois, cela ne représente guère que 6 € de l’heure, soit presque la moitié du Smic. En plus du risque permanent d'accidents, ils doivent couvrir eux-mêmes les frais de leur équipement.
« Leur état de santé s’en ressent : entre les douleurs corporelles dues à de longues heures passées à vélo et l'absence d'accès aux installations sanitaires, ils souffrent souvent de problèmes de santé significatifs.
« Certains pourraient dire que d'autres métiers pénibles existent, comme dans le bâtiment. Néanmoins, ces emplois rémunèrent au moins le Smic, et les conditions de travail sont à des années-lumière de cette exploitation. Ce travail n'est pas encore considéré comme de l'esclavage moderne, mais il soulève de sérieuses inquiétudes quant à l'exploitation de l'individu ! »







