La tension militaire demeure présente au sein du régime iranien alors que les discussions de paix avec les États-Unis continuent. Samedi 18 avril, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que des progrès avaient été réalisés, mais qu’un accord final restait inaccessible.
"Nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens", a-t-il ajouté.
Ghalibaf a exprimé lors d'une interview à la télévision : "Nous sommes encore loin d'avoir bouclé le débat". Ces déclarations interviennent après les pourparlers de haut niveau tenus en avril à Islamabad, en présence du vice-président américain JD Vance.
Maintenir la méfiance
Durant cette rencontre, Ghalibaf a été très clair sur la méfiance persistante envers les États-Unis, déclarant : "Nous n'avons absolument aucune confiance dans les États-Unis".
Il a ajouté : "Pour avancer, les États-Unis doivent prendre la décision de gagner la confiance du peuple iranien et doivent abandonner leur approche unilatérale dans le dialogue". Selon lui, l'Iran a consenti au cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril uniquement sous la demande des États-Unis.
Face à la pression militaire accrue, Ghalibaf a souligné que "l'état d'ouverture ou de fermeture" des voies maritimes sera déterminé par la situation sur le terrain. Il a récemment annoncé une nouvelle fermeture de la navigation dans le détroit d'Ormuz, une décision qui souligne la position dure de Téhéran face au blocus américain.
Dans une déclaration forte, il a affirmé : "Les États-Unis doivent renoncer à leur esprit d’imposition, car nous avons été victorieux sur le terrain et l'ennemi n'a pas atteint ses objectifs". Selon lui, l'Iran maintient le contrôle dans des zones stratégiques comme le détroit d'Ormuz, une des voies maritimes les plus importantes du monde.







