Le 15 avril 2026, l’Iran a averti qu'il pourrait entraver le trafic maritime en mer Rouge si les États-Unis persistaient dans leur blocus économique, tout en restant engagé dans des négociations diplomatiques.
Ce même jour, une délégation pakistanaise a visité l'Iran pour poursuivre les discussions avec Washington, suscitant l'espoir d'une prolongation du cessez-le-feu. Suite à un premier round de discussions infructueuses à Islamabad, le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, a rencontré Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne. Selon des sources, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a confirmé que plusieurs messages avaient été échangés par l'intermédiaire du Pakistan, tout en affirmant que la question du nucléaire civil ne serait pas négociée sous pression. Il a cependant ouvert la voie à des échanges concernant le type d’enrichissement d’uranium, qu'il a qualifié d’incontestable.
La Maison-Blanche a souhaité afficher un « optimisme » quant à la poursuite des négociations, avec une probable deuxième session au Pakistan. La porte-parole Karoline Leavitt a déclaré : « Tant que nous n’annonçons rien officiellement, rien n'est acquis ». Cependant, Donald Trump a déclaré que la guerre était « presque finie ». Néanmoins, un haut responsable américain a rapidement démenti que l’Iran ait consenti à prolonger le cessez-le-feu.
Dans la région, les tensions demeurent élevées, l’Iran ayant renforcé le verrouillage du détroit d'Ormuz, alors que les États-Unis mettent en place un blocus sur les ports iraniens. Le général américain Brad Cooper a affirmé que le commerce maritime iranien était « totalement à l'arrêt », tandis que le général Ali Abdollahi a rétorqué que l'Iran ne permettrait « aucune importation ou exportation dans le Golfe persique, en mer d’Oman ou en mer Rouge », sans préciser les modalités exactes du blocage. Des interrogations émergent, notamment concernant une éventuelle implication des Houthis du Yémen, proches de Téhéran.
Un « gros câlin » de Xi Jinping
En attendant, Donald Trump se félicite d’avoir convaincu Pékin du bien-fondé de sa stratégie. Il a déclaré sur Truth Social : « La Chine est ravie que j’ouvre définitivement le détroit d'Ormuz » et a ajouté qu’il s'attend à un « gros câlin » de la part de Xi Jinping lors de son prochain voyage à Pékin. Signe que les tensions sont palpables, onze pays, dont le Royaume-Uni, le Japon et l’Australie, ont demandé une « résolution rapide et durable » du conflit, mettant en exergue les enjeux pour la sécurité énergétique mondiale et la stabilité économique.
Avec AFP







