Le 28 mars, Ali Chouaib, un correspondant de la chaîne Hezbollah Al-Manar, a été tué lors d'une frappe israélienne près de Jezzine, au Liban. Dans un élan controversé, l'armée israélienne a rapidement qualifié Chouaib de « terroriste », reconnu comme membre de l’unité d’élite al-Radwan et opéré « sous couverture » de journaliste.
Sans fournir de preuves solides, Tsahal a diffusé sur les réseaux sociaux un photomontage provoquant outrage et confusion, avant d'admettre le lendemain qu’il s’agissait d’une image générée par une intelligence artificielle. Ce montage controversé, présenté comme une preuve de son implication avec le Hezbollah, a été rapidement suivi d’une image floue d’Ali Chouaib, supposée authentique.
Critiques et préoccupations sur les médias
l'association des journalistes étrangers à Jérusalem a vivement critiqué cette action, la qualifiant de tentative vilipendée pour décrédibiliser un journaliste, arguant que « malgré les clarifications, l'image aurait jamais dû être publiée ». Cette déclaration souligne la déontologie en jeu dans la guerre de l’information qui sévit dans la région.
« Les récentes guerres ont vu une escalade des attaques contre les journalistes, avec l'armée israélienne qui cherche à nuire à leur crédibilité par des accusations non vérifiées », a ajouté l’association. Le.Comité pour la protection des journalistes a recensé depuis début 2023 au moins 11 journalistes libanais tués en raison des conflits dans la région, illustrant ainsi les dangers croissants auxquels sont confrontés les professionnels des médias.







