Dans une déclaration remarquable faite au New York Times, Donald Trump a signifié qu'il n'envisage pas de gracier Sam Bankman-Fried, ancien PDG de FTX, connu pour avoir orchestré l'une des plus grandes fraudes financières de l'histoire des cryptomonnaies. Non seulement SBF, mais également d'autres figures controversées telles que Nicolas Maduro et P. Diddy figurent sur la liste des personnalités pour lesquelles Trump n'accorderait pas sa grâce.
Bankman-Fried, qui avait fait don de 5,2 millions de dollars à la campagne électorale de Joe Biden en 2020, espérait qu'un retour de faveur ne serait pas exclu. Cependant, après une condamnation à 25 ans de prison en mars 2024 pour sept chefs d'accusation, ses perspectives se sont assombries. Les experts affirment que l'enjeu politique lié à ses contributions pourrait influencer la décision finale de Trump. "Il est probable que les ramifications politiques soient trop lourdes pour envisager une grâce", a commenté un analyste politique.
À l'issue d'un procès hautement médiatisé, Bankman-Fried a été condamné pour avoir détourné près de 8,7 milliards de dollars de fonds de clients, provoquant la chute retentissante de FTX en novembre 2022. Ce fiasco a laissé de nombreux investisseurs dans la ruine, amplifiant l'indignation à l'égard de SBF, qui est actuellement détenu dans un établissement proche de Los Angeles.
Pourtant, ce rebondissement ne manque pas d'intriguer : avant sa condamnation, Trump avait précédemment gracié des personnalités du monde crypto, conduisant certains à spéculer sur un éventuel traitement préférentiel pour SBF. "La vie politique américaine est pleine de surprises, mais dans ce cas, il semblerait que les donations politiques de Bankman-Fried risquent de jouer contre lui", a ajouté un commentateur économique.
Alors que les parents de Bankman-Fried auraient établi des contacts avec des conseillers de Trump, les chances de voir SBF obtenir la grâce semblent donc minces, un constat partagé par plusieurs analystes. Le paysage politique se complexifie, renforçant la perception que les relations entre la finance, la politique et la justice sont plus entrelacées que jamais.







