Depuis novembre dernier, une bande organisée ciblait des appartements de standing dans l'agglomération nantaise. Au total, 120 plaintes ont été déposées, révélant une augmentation inquiétante des cambriolages. La semaine dernière, la police et la gendarmerie ont réussi à appréhender deux individus suspects, dont un déjà connu des services pour des faits similaires.
"Nous avons stoppé cette série de vols", a déclaré Éric Eudes, directeur adjoint interdépartemental de la police nationale de Loire-Atlantique, soulignant qu'une tendance inquiétante s'était installée depuis plusieurs mois. C'est grâce à une collaboration étroite entre les forces de police et les gendarmes que ces interpellations ont eu lieu.
Une équipe très organisée
Les enquêteurs ont rapidement identifié un mode opératoire bien rodé. "Tous les cambriolages concernaient des appartements de luxe. Les cambrioleurs bloquaient la porte d'entrée de l'immeuble, utilisaient du gras sur l'œilleton et du scotch en bas des portes pour vérifier si celles-ci avaient été ouvertes", a expliqué Laura Rogeon, cheffe de la brigade d'atteintes aux biens au commissariat de Nantes. Ce modus operandi a également été constaté dans plusieurs communes voisines comme Carquefou et Saint-Sébastien-sur-Loire, ce qui a incité à un échange d'informations entre policiers et gendarmes.
Au total, 122 plaintes avaient été enregistrées entre novembre et avril, avec un tiers des faits relevant de la gendarmerie. Des efforts intensifiés sur la vidéosurveillance, ainsi que des surveillances classiques, ont permis d'identifier plusieurs suspects potentiels.
Retrouvailles d'objets précieux
Le 26 mai, l'interpellation de deux hommes a marqué un tournant. Un géorgien de 51 ans, qui nie les faits, et un arménien de 59 ans, qui a reconnu son implication, ont été mis en examen pour vol et tentative de vol en bande organisée. Les enquêteurs ont retrouvé chez eux une quantité importante d'objets volés, estimés à plusieurs centaines.
Ces objets incluent des bijoux, des parfums, du matériel informatique et même des pièces ayant une valeur sentimentale pour leurs propriétaires, tels qu'une montre de marque Rolex et un collier ayant appartenu à un ancien policier. "Ces objets touchent à l'intime de quelqu'un", souligne la Lieutenant Rogeon, satisfaite de pouvoir restituer ces biens à leurs légitimes propriétaires.
La lutte contre ces cambriolages sera loin d'être terminée, la police continuant son enquête pour localiser d'autres membres du réseau criminel.







