Une femme de ménage algérienne, mise en cause pour son implication présumée dans la disparition de Manon Relandeau, a été remise en liberté mercredi sous contrôle judiciaire. C'est ce qu'a confirmé son avocat, Me Kamel Derouiche, après la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes.
Même si la femme de ménage, âgée de 27 ans, a été mise en examen le 23 avril pour association de malfaiteurs et modification des lieux d'un crime, la défense a plaidé que le contrôle judiciaire est suffisant pour l’instant. La femme aurait été employée par le compagnon de Manon, suspecté de l'avoir tuée et actuellement détenu en Algérie.
Ce dernier, âgé de 41 ans et déjà condamné pour des violences sur une ancienne partenaire, a pris l'avion pour Alger avec leur fille de 15 mois le 2 avril. L’affaire, qui a attiré l'attention des médias, a vu les recherches intensifiées par les autorités, y compris une centaine de gendarmes mobilisés, selon des sources locales.
Les arguments de la défense
En sortant de l'audience, Me Derouiche a déclaré que "la société ne peut pas blâmer une femme de ménage d'avoir fait son travail". Il a également précisé que sa cliente n'était pas au courant des projets de fuite de son employeur et affirme qu'elle n'a eu aucun soupçon d'implication dans un crime. Selon son avocat, elle a commencé à travailler pour le couple quelques jours avant la disparition de Manon, signalée pour la dernière fois le 27 mars.
La défense soulève des questions sur les circonstances de la mise en examen de sa cliente, notamment le fait qu’elle aurait elle-même subi des violences conjugales quelques semaines avant les événements. Cela suscite des interrogations quant à sa capacité à être impliquée dans une telle affaire, renforçant l’idée que "comment une femme victime de violences pourrait-elle devenir complice d’un féminicide?".
Un autre acteur clé dans cette affaire, un chauffeur de taxi également soupçonné d'avoir aidé le conjoint, a été remis en liberté la semaine précédente. Le dossier reste sous haute surveillance médiatique et judiciaire, alors que la communauté locale attend des réponses quant à cette tragédie.







