Un dramatique accident a eu lieu le vendredi 17 avril à l'usine Lustucru de Saint-Genis-Laval, où un intérimaire âgé de 22 ans a été retrouvé mort après être tombé dans un laminoir. Cette tragédie a suscité l'ouverture d'une enquête pour homicide involontaire par le parquet de Lyon, comme l'a rapporté l'Agence Radio France.
Les premiers éléments de l'enquête semblent indiquer que la victime a été découverte aux alentours de 23h, sur une ligne de production où il travaillait. Selon des sources médiatiques, la brigade de gendarmerie de Saint-Genis-Laval et la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) du Rhône sont en charge des investigations.
Des conditions de travail dénoncées par la CGT
Damien Ferrier, secrétaire de l'Union régionale CGT agro-alimentaire, a signalé à France 3 Auvergne-Rhône-Alpes que "les salariés sont très choqués et très en colère" suite à cet incident tragique. Le syndicat appelle à une réflexion sur les conditions de travail au sein de l'usine, qui ont été jugées "très dégradées". Selon lui, les cadences de production sont de plus en plus élevées, avec un turn-over élevé parmi les intérimaires et des problèmes de santé liés.
Ferrier met également en exergue une tendance préoccupante concernant la formation des travailleurs : "On constate que les ouvriers de production dans les usines agro-alimentaires ont de moins en moins accès à la formation par rapport aux cadres. Cela constitue un réel danger pour la sécurité dans les usines", a-t-il ajouté.
Ce tragique accident soulève des questions importantes sur la sécurité et les conditions de travail dans le secteur agro-alimentaire, un sujet de préoccupation croissant parmi les syndicats et les travailleurs.







