En 2020, une alarmante proportion de pensions de retraite attribuées présente des erreurs de calcul. Selon la Cour des comptes, une pension sur six était affectée, souvent au détriment des retraités, avec des répercussions financières considérables.
Des erreurs croissantes dans les pensions attribuées
Sur les 831 000 prestations révisées ou nouvellement attribuées, un taux d'erreur a été constaté en hausse, passant de 11,5% en 2016 à 16,4% en 2020. Ce phénomène s'accompagne d'une augmentation de l'impact financier, désormais à 1,9% du montant total des prestations attribuées.
Impact significatif sur les séniors
Le préjudice médian par erreur a été évalué à 123 € par an, intéressant particulièrement les pensions les plus faibles. L'allocation de solidarité aux personnes âgées, par exemple, a affiché un taux d'erreur alarmant de 23,8%, atteignant même 34% dans certaines caisses.
Un contrôle en déclin et des défis à surmonter
La diminution des contrôles a été identifiée comme l'une des causes majeures des erreurs. En 2020, seulement 60% des dossiers ont été vérifiés, une baisse par rapport à l'année précédente. Un des défis majeurs est également l'incapacité des assurés à corriger les erreurs de leur parcours avant 55 ans, provoquant des retards dans le traitement des demandes. La Cnav prévoit d'améliorer le processus de rectification des carrières, en facilitant l'accès à la documentation nécessaire.
Dans ce contexte, la Cour des comptes a souligné le besoin urgent d'une meilleure gestion des données de carrière, qui sont essentielles au bon calcul des retraites. Afin de remédier à cette situation, la Cnav a commencé à rassembler les données des différents régimes de retraite dans un Répertoire de gestion des carrières unique. Cette initiative devrait contribuer à réduire les erreurs de calcul à l'avenir.







