L'univers vivant est divisé en cinq grands règnes, dont le règne végétal, Plantae, qui regroupe toutes les plantes en fonction de leurs caractéristiques communes. Chaque plante possède un nom botanique, souvent en latin, à côté d'un nom vernaculaire, correspond à l’usage courant. Ce dernier, bien que plus accessible, peut engendrer des confusions. Voici un aperçu de leur classification.
classification et nomenclature végétale
famille botanique
La classification commence par le regroupement des végétaux en familles, basé sur leurs organes de reproduction. Toutefois, les avancées ADN ont bouleversé cette méthode traditionnellement établie.
La classification APG, initiée en 1998 par l'Angiosperms Phylogeny Group, a vu plusieurs mises à jour, notamment APG II (2003), APG III (2009) et la plus récente, APG IV (2016).
Ces évolutions illustrent l'avancée des connaissances scientifiques, entraînant parfois des disputes entre botanistes. Il n'est donc pas rare qu'une plante change de famille selon les dernières classifications. Par exemple, l'oignon a été reclassé, passant de la famille des Alliacées aux Amaryllidacées.
En général, les noms de famille se terminent par "aceae" ou "acée".
genre botanique
Le genre désigne un regroupement d'espèces aux caractéristiques similaires. Par exemple, toutes les variétés de pruniers, pêchers et cerisiers sont classées sous le terme Prunus. Le nom de genre s’écrit en italique, avec une majuscule.
espèce botanique
L'espèce représente l’unité de base de la classification botanique. Elle regroupe des plantes d'un même genre présentant des caractéristiques similaires. Par exemple, le laurier du Portugal est scientifiquement connu sous le nom de Prunus lusitanica, où le nom de l'espèce suit le genre, en italique et sans majuscule.
sous-espèce et variété botanique
Une sous-espèce se distingue par des variations naturelles, qu'elles soient morphologiques, génétiques ou géographiques. Prenons par exemple le laurier du Portugal des Açores, connu sous le nom Prunus lusitanica ssp. azorica, avec l’indication "ssp." pour représenter la sous-espèce.
En revanche, une variété émerge naturellement, se distinguant par des traits spécifiques. Par exemple, le Merisier, Prunus avium, peut avoir une variété dénommée Bigarreautier, soit Prunus avium var. duracina, écrit avec "var." en minuscules.
cultivar et hybride
Le terme cultivar désigne une variété cultivée, sélectionnée par l’homme. Ces plantes, lorsqu'elles sont reproduites par graines, ne garantissent pas la conformité à la plante mère. Un exemple serait le laurier du Portugal qui a engendré un cultivar au feuillage panaché : Prunus lusitanica ‘Variegata’.
D'autre part, les hybrides résultent de croisements entre plantes du même genre ou espèce, soit naturellement soit par intervention humaine. Un exemple serait le prunier des sables, Prunus x cistena, issu d'une hybridation entre Prunus cerasifera 'Nigra' et Prunus pumila. L'hybride est signalé par le "x" entre genre et espèce.
Une nomenclature rigoureuse permet d'identifier de manière précise une plante, aidant ainsi botanistes et jardiniers à les conserver et à les multiplier. Cette diversité génétique constitue un immense trésor à explorer.







