La pension de retraite des femmes est en moyenne inférieure de 40% à celle des hommes. Face à cette inégalité, diverses institutions réfléchissent à des solutions pour combler ce fossé. Cet article fait le point sur les dernières pistes envisagées.
Depuis la réforme des retraites de 2021, qui a posé les bases de nouveaux droits, des discussions sont en cours pour l'adapter. Les partenaires sociaux se retrouvent pour envisager des améliorations dans un cadre budgétaire rigoureux. Au même moment, le Conseil d'orientation des retraites (COR) explore des scénarios visant à réévaluer les droits liés à la famille et au mariage, qui impactent significativement les pensions des femmes.
Les enjeux sont clairs : la réforme précédente n’a pas suffisamment traité des questions de parentalité et des droits de réversion, deux aspects qui influencent directement la retraite des femmes. Le COR a donc été mandaté pour revoir ces sujets cruciaux et doit soumettre des propositions au gouvernement cet automne.
Comment les femmes pourraient être avantagées en 2026 ?
Trois scénarios principaux ont été envisagés pour rendre la majoration de retraite plus équitable :
- Majoration forfaitaire de 150 euros à partir du 3e enfant: Ce scénario pourrait avantager 17% de parents, dont majoritairement des femmes, bien que l'impact sur l'écart entre les sexes soit limité.
- Majoration proportionnelle pour les femmes dès le 1er enfant: Avec des pourcentages croissants par enfant, cette option promettrait des gains significatifs pour 86% des femmes concernées, réduisant ainsi les inégalités.
- Bonus forfaitaire pour les femmes dès le 1er enfant: Montant de 40, 80 et 160 euros respectivement, ce système pourrait contenir des pertes pour certaines mères, mais favoriserait les familles à revenus modestes.
La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) souligne que ces modèles ont été conçus en prenant en compte l'équilibre financier. Cependant, des incertitudes demeurent concernant le financement à long terme des retraites, alors même que les régimes sont structurellement déficitaires.
Enfin, certains dispositifs, comme la majoration de durée d’assurance, pourraient également servir à soutenir les femmes dans l'atteinte du taux plein. Ces réflexions contribueront à enrichir le débat autour de la réforme des retraites, visant une amélioration tangible des droits des femmes.







