Un quotidien devenu un calvaire
Les locataires de la résidence Champ de courses, située au Bouscat, font face à des désagréments incessants générés par des ascenseurs hors service. L'angoisse grandit chaque jour, surtout sous la chaleur accablante de l'été.
Odette, mère de famille et résidente au 16e étage, partage son fardeau : "Le pire, c'est lorsque je rentre des courses. Avec des douleurs aux genoux, je suis contrainte de m'arrêter à chaque palier pour souffler. Lorsque j'atteins enfin mon appartement, je suis épuisée", explique-t-elle.
Des incidents préoccupants
Malheureusement, ce ne sont pas que des plaintes isolées. D'autres résidents se sont retrouvés bloqués dans l'ascenseur, comme Sayet et son enfant, qui ont dû attendre qu'un technicien les libère après quarante-cinq minutes passées dans un espace clos, créant un climat d'anxiété et de claustrophobie. "Il faisait tellement chaud, j'étais en panic", témoigne-t-elle.
Des mesures tardives
La résidence, construite dans les années 1970, est en pleine réhabilitation. Les travaux, qui devraient se terminer en mai 2027, engloberont le remplacement de l'ensemble des ascenseurs défectueux. Gironde Habitat a annoncé que l'un des deux ascenseurs sera réparé d'ici la mi-novembre. Cependant, les interventions tardent à survenir, laissant les habitants dans une situation difficile.
Mourad, un autre résident, rappelle que "deux personnes en fauteuil roulant ne peuvent même plus sortir de chez elles". Dans cette tour, constituée à 50 % d'appartements destinés à des personnes âgées, l'absence d'ascenseurs pose des défis importants pour le bien-être des résidents.
Des solutions à envisager
Les habitants ont décidé de riposter. Karine, qui envisage de lancer une pétition, souligne la nécessité d'agir face aux difficultés rencontrées par les résidents : "Nous ne demandons pas beaucoup, juste à pouvoir vivre dignement."
En attendant que les réparations avancent, beaucoup d'entre eux prennent leur mal en patience, continuant de gravir les escaliers malgré les douleurs et la fatigue. Mais la colère continue de grandir dans la tour de 17 étages du Bouscat, où les promesses de réhabilitation tardent à se concrétiser.
Comme le souligne un porte-parole de Gironde Habitat : "Nous avons mobilisé toutes nos équipes pour mieux gérer les pannes et répondre aux attentes des résidents. Nous espérons des résultats rapides." Toutefois, les locataires attendent avec impatience une amélioration tangible de leur quotidien.







