À Sainte-Terre, des habitants et des associations de protection animale alertent sur des incidents de divagation de bovins. La mairie a décidé de mettre en demeure l’éleveur local. Une inspection par la Direction départementale de la protection des populations a été réalisée.
« Nous sommes rentrés chez nous et avons découvert une dizaine de vaches et un taureau autour de notre piscine », témoigne une résidente de Sainte-Terre, sous couvert d'anonymat. Les bovins auraient déjà pénétré sur sa propriété à plusieurs reprises, s'attaquant à ses vignes. « Ces animaux sautent leurs clôtures à cause de la faim et de la soif », accuse-t-elle, soulignant que « la situation n’est pas sécurisée pour qui que ce soit ». Ce malheur fait partie d'une série d'avertissements sur des conditions de vie jugées inacceptables pour les animaux, rapportés par les riverains et relayés par des groupes de protection animale sur les réseaux sociaux.
Tensions locales
Les incidents ne s'arrêtent pas là. D'autres résidents décrivent des épisodes similaires et fournissent des photos comme preuves, montrant les animaux errant dans les vignes, à la recherche de nourriture et d'eau. Une habitante déclare : « Les vaches ont grignoté les vignes, il ne reste plus rien. Celui qui s'en occupe ne leur fournit presque pas d'eau. »
Face à cette situation, les tensions s'intensifient. Les habitants rencontrent des difficultés à discuter avec l'éleveur, un homme d'un certain âge dont le comportement est parfois jugé menaçant. Des rumeurs circulent même après la découverte d'une vache morte sur sa propriété, aux circonstances troubles.

Un éleveur en difficulté
Bruno Faure, qui fait face à des problèmes de santé, admet ses difficultés à s’occuper de ses animaux. Éleveur depuis 1987, il vit dans la ferme familiale. « J'ai toujours élevé des vaches, mais il est temps que je m’en sépare », confie-t-il, soulignant qu'il cherche à vendre une partie de son troupeau en raison de problèmes de santé. Face à ce constat, la pression des associations de protection animale est palpable, d'autant plus avec l'arrivée de la chaleur, qui pourrait aggraver la situation des animaux.
« Nous recevons des photos des abreuvoirs vides, et l'herbe est désormais rase », déclare Gwendoline Talbotier, présidente du Sanctuaire des Meuh’reuses.
La mairie, de son côté, se heurte à une affaire compliquée dont les relents de conflit persistent. Agnès Alfonso-Chariol, la maire, mentionne des échanges fréquents avec les citoyens préoccupés par la situation. « Il n’y a pas eu de résolution pacifique jusqu'à présent », déplore un intervenant. Ce mercredi, la maire a ainsi adressé une mise en demeure à l’éleveur.







