Une habitante de Saumur a été jugée le 11 juin 2026 pour sa participation à des jeux de hasard illégaux. Selon Le Courrier de l’Ouest, cette mère de quatre enfants aurait supervisé illégalement des centaines de lotos en ligne de 2020 à 2025.
Accusée d’organiser des jeux de hasard interdits et d’avoir procédé à des opérations de blanchiment d’argent, cette femme risque huit mois de prison avec sursis ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer cette activité. Le jugement sera rendu le 31 juillet 2026.
Une enquête de la police, menée par la section dédiée aux courses et jeux, révèle que cette activité a vu le jour pendant la crise du Covid-19 pour aider la prévenue, qui a affiché des gains mensuels d’environ 7 800 euros. Selon des informations de France 3, l'ensemble des bénéfices se rapprocheraient des 300 000 euros sur une période de cinq ans, grâce à plusieurs structures juridiques et une communauté Facebook de 1 500 abonnés.
Loto en visioconférence
Pour organiser ses lotos, la prévenue utilisait le logiciel Cartaloto pour la distribution des billets et la plateforme Zoom pour diffuser les tirages en direct depuis chez elle. Participants et audiences provenaient de toute la France. Le procureur a également demandé la saisie de la voiture et de la maison de la prévenue, qui sont actuellement sous séquestre.
La loi française stipule que seuls des cercles restreints peuvent organiser des lotos traditionnels avec des mises inférieures à 20 euros. La défense, représentée par Me Matthieu Escande, argue que les contrats établissent l’association comme la seule organisatrice et que la limite technique de Zoom, qui ne peut accueillir que 500 personnes à la fois, respecte cette règle de cercle restreint.
Ce procès soulève des questions cruciales sur la régulation des jeux en ligne et le besoin d’une législation plus adaptée à l'ère numérique. Les experts estimant que des clarifications juridiques seraient nécessaires afin de délimiter clairement les activités autorisées dans un cadre légal.







