Dans le cadre des élections municipales, l'équipe de Nouvelle Nantes, représentant La France insoumise (LFI), plaide pour une approche de la sécurité axée sur l'humain. Lors d'un récent événement, ses membres ont mis en avant des solutions innovantes pour aborder les problématiques de la sûreté, du logement pour les sans-abri et de l'accès aux soins dans la ville.
William Aucant, en tête de liste, et Erika Cadersah, première colistière, ont souligné l'importance de considérer le sentiment d'insécurité à Nantes tout en s'opposant à une réponse exclusivement sécuritaire. Ils préfèrent le terme sûreté
à celui de sécurité. Notre objectif est clair, affirme Irina Yahi, jeune militante LFI : nous voulons doubler le nombre de médiateurs de quartier, car ce sont le dialogue et la compréhension qui résoudront les conflits, plutôt que la répression.
Les Insoumis appellent également à un moratoire sur l'extension des caméras de vidéosurveillance, privilégiant une police plus proche des citoyens.
Pour faire face à la crise du logement, LFI propose d'utiliser les locaux vacants en tant qu'hébergements d'urgence et de réserver une part du parc public à cet effet. La santé est également au cœur de leurs préoccupations avec l'idée d'établir des centres de santé municipaux dans chaque quartier, ainsi qu'une halte de soins dédiée aux problèmes d'addiction, comme l'a noté Mathieu Declercq, pharmacien et membre actif de LFI.
Cadersah a également insisté sur l'importance de l'accessibilité en ville et a proposé la création d'une commission municipale du handicap, constituée majoritairement de personnes concernées, dotée d'un réel pouvoir de consultation. Nous devons garantir que chacun puisse se sentir à l'aise dans sa propre ville,
a-t-elle conclu.
Un meeting est prévu le 4 février à Nantes Nord pour présenter ces propositions, renforçant leur ambition de faire de Nantes une ville plus inclusive. Dans un contexte où Margot Medkour, candidate municipale de 2020, a aussi lancé sa campagne, la question de la concurrence entre les discours est posée. Mais les militants restent fermes : Nous sommes les artisans d'un changement radical, prêts à accueillir tous les acteurs partageant cette vision.
Ces propositions soulignent la volonté des Insoumis de marquer une rupture avec les pratiques sécuritaires traditionnelles, reflétant une tendance croissante parmi plusieurs partis politiques en France à rechercher des solutions plus humaines et inclusives.







