Le maire de la commune bretonne de Plouasne, Michel Daugan, fait face à une situation tragique après la mise en examen qui a suivi la mort d'une femme âgée de 66 ans lors d'une intervention municipale. Ce dernier a été placé en détention provisoire pour violences volontaires ayant entraîné la mort, ainsi que pour arrestation arbitraire ayant causé la mort, un chef d'accusation également retenu contre un de ses conseillers municipaux.
Les faits se sont déroulés le 7 avril, lorsque les deux hommes ont tenté d'intervenir afin de faire hospitaliser la victime, qui était jugée perturbante pour son voisinage. Cette intervention s'est pourtant soldée par un drame. Selon le procureur de Saint-Malo, Fabrice Tremel, des vidéos témoignent d'une intervention physique prolongée, où la victime a subi des pressions et a été attachée au sol avec des cordes.
Un tournant dans cette affaire a été constitué par le témoignage d'un voisin et l'analyse de vidéos qui ont révélé un déploiement excessif de force. « Pendant 15 minutes, quatre personnes ont participé à la contention de la victime », a déclaré le procureur, ajoutant que les legs de cette tragédie semblent intrinsèquement liés aux actions entreprises lors de cette intervention. Les conditions de sa mort font l'objet de débats, des experts médicaux évoquant le lien potentiel entre les événements subis par la femme et son décès.
L’inquiétude croissante de la population face à la façon dont les autorités traitent les situations délicates soulève un débat sur la légitimité de l'usage de la force par les élus. En effet, aucun arrêté d’hospitalisation n’avait été précédemment établi pour la sexagénaire, ni certificat médical requis pour justifier une telle action. Sur le plan politique, Michel Daugan, maire depuis 2008, avait été réélu récemment dans des circonstances particulièrement serrées, ce qui rend cette affaire d'autant plus délicate.
Le procureur a rapporté que des décisions seraient prises prochainement sur d'éventuelles poursuites supplémentaires contre les personnes impliquées. Les réactions dans la commune, quant à elles, oscillent entre choc et indignation, et interrogent sur les pratiques des autorités locales dans des contextes aussi complexes.







