Depuis le 8 juillet 2024, les enfants dont l'un de leurs parents décédés était travailleur indépendant peuvent désormais bénéficier d'une pension de réversion, une mesure officialisée par un décret publié dans le Journal officiel le 7 juillet 2024.
Retraite des indépendants : une évolution sous conditions
Auparavant, la pension de réversion était limitée aux salariés et fonctionnaires. Selon le texte, cette pension est principalement destinée à l'époux survivant ou aux orphelins, mais uniquement dans des cas spécifiques. Avec la réforme en vigueur depuis le 8 juillet 2024, les orphelins de moins de 21 ans dont le parent était indépendant pourront toucher ce soutien financier. L'âge limite peut être prolongé jusqu'à 25 ans si l'orphelin ne dépasse pas un revenu de 12 994 euros bruts par an, calculé sur la base du Smic horaire. Par ailleurs, si l'orphelin présente un taux d'incapacité supérieur à 80 % et respecte le même plafond de revenus, il n'y a aucune limite d'âge.
Pension de réversion : quel montant pour les orphelins ?
Le montant de la pension de réversion sera identique à celui du régime général, soit 54 % de la retraite de base du parent décédé. Ce montant ne peut être inférieur à 100 euros bruts par mois. Pour faire valoir ses droits, les bénéficiaires doivent formuler leur demande auprès de la caisse de retraite à laquelle était affilié le parent décédé. Souvent, il est essentiel de faire cette demande dans un cadre temporel bien précis.
Que le parent soit fonctionnaire ou ait exercé dans le secteur privé, il est crucial de comprendre que les droits à la réversion doivent également être demandés. Les montants auxquels on peut prétendre sont limités à l'année en cours et aux trois années précédentes. Pour évaluer son éligibilité, un simulateur en ligne pour le droit à la réversion est à disposition.







