Les tarifs du gaz connaissent une augmentation notable depuis le début de l'année 2025, causée par des facteurs variés tant climatiques que géopolitiques. Cette tendance devrait aggraver la situation financière des ménages français, avec des conséquences inquiétantes à l'horizon.
Une tempête annoncée pour 2026
Après une période de stabilité, 2026 risque de marquer une forte augmentation des factures d'énergie. Alors que les tarifs de l'électricité sont déjà en hausse, les prix du gaz devraient suivre cette tendance, comme l'indique Le Parisien. Le tarif sur le marché atteint actuellement 60 euros par mégawattheure (euros/MWh), soit trois fois plus élevé qu'il y a deux ans, selon Nicolas Goldberg, expert au cabinet Colombus Consulting.
Cette montée des prix s'explique par des conditions climatiques défavorables. En effet, l'hiver 2025, plus rigoureux que les précédents, a considérablement réduit les stocks de gaz en Europe, notamment en France. Parallèlement, un manque de vent à la fin de l'année 2024 a diminué la production éolienne, accentuant ainsi la dépendance au gaz. Ce scénario est d'autant plus alarmant compte tenu de la fermeture du gazoduc ukrainien depuis le 1er janvier 2025, conséquence d'un contrat non renouvelé suite à la crise russo-ukrainienne.
Des factures qui risquent d'exploser
La situation semble d'autant plus préoccupante pour de nombreux Français qui voient leurs factures atteindre des sommets. En parallèle, des hausses de taxes ont été appliquées par l'État et les fournisseurs, profitant d'une accalmie tarifaire temporaire. Par exemple, un retraité à Cormeilles-en-Parisis a noté une augmentation de 32 % de la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN) en 2023, accompagné d'une hausse de son abonnement à l'offre Passerelle d'Engie, passant de 215 euros à 250 euros en 2024.
Dans ce contexte incertain, une question demeure : l'escalade des prix pourrait-elle continuer? "Nous sommes a minima sur un plateau qui risque de se maintenir", estime Thierry Bros, professeur à Sciences Po. Nicolas Goldberg, pour sa part, évoque l'impact des nouvelles réglementations prévues, telles que l'intégration d'une part de gaz vert dans les offres des fournisseurs dès 2026 et l'instauration d'une taxe carbone en 2027.







