Un voyage gastronomique au sommet de la capitale
Le vendredi soir dernier, l'effervescence était à son comble sous la Tour Eiffel, presque comme si un réacteur était en train de prendre son envol. En effet, à 12h43, la commission de sécurité a donné son feu vert pour l’ouverture, et à 17h15, le premier repas was served aux convives. Dans la cuisine, dix-sept jeunes chefs, nerveux et concentrés, se préparaient pour la grande aventure qui débutait. Tous étaient prêts à offrir une expérience mémorable avec un service prévu pour toute l'année, proposant des séquences de travail renouvelées chaque semaine.
Alain Ducasse, figure emblématique de la gastronomie française, est sur place, promettant que ce serait son dernier restaurant (jusqu'à la prochaine annonce). Dans le charme corail d’un coucher de soleil parisien, le cadre est enchanteur. Le premier plat fait son apparition : un blanc de daurade mariné avec du caviar osciètre, une garniture mimosa et un condiment citron. Cette cuisine française moderne, bien que classique, se démarque par sa clarté et sa simplicité, loin des expérimentations alambiquées de ces dernières années.
Le repas se poursuit avec un velouté de crustacés, savoureux et audacieux, suivi d'un homard au céleri et à la truffe, puis d’une sole de petit bateau braisée au champagne. La cuisine, bien que conceptuelle, reste accessible et enrichie de belles saveurs. Les plats sont bien assaisonnés, apportant juste ce qu'il faut de finesse.
Alors que Paris se pare de ses lumières nocturnes, le décor du restaurant s’élève dans un coloris marron glacé, laissant place à la vue sublime de la ville. Le dîner avec un tel panorama est inoubliable. En termes de dessert, pas de frasques : un savarin à l'armagnac et un soufflé au citron vert ravissent les convives. Le service est rapide, empreint du dynamisme d’un nouveau départ. Paris a dorénavant un nouveau bijou culinaire à explorer. La première addition, quant à elle, grimpe à 150€.







