Traditionnellement, l'entrée au collège marque le début de l'argent de poche pour les enfants. Avant 11 ans, quelques pièces suffisent pour remplir leur tirelire, mais avec l'adolescence, les attentes changent. Ils commencent à faire des sorties entre amis et à réaliser des achats de manière autonome. Face à ce besoin d'indépendance, l'usage d'une carte bancaire devient envisageable, levant ainsi la question : à quel âge un compte bancaire peut-il être ouvert ? Analysons la situation.
Quel est l'âge légal pour ouvrir un compte bancaire ?
En France, l’ouverture d’un compte courant est autorisée à partir de 16 ans. Les mineurs émancipés, s'ils sont salariés ou bénéficiaires d'une bourse d’étude, peuvent gérer leur compte sans nécessiter l'accord parental. Cependant, dès leur naissance, les enfants peuvent avoir un compte bancaire ouvert par un parent ou un tuteur, ce qui contribue à leur épargne dès leur plus jeune âge. Les parents peuvent donc alimenter ce compte avec des fonds reçus lors d'événements comme les anniversaires ou Noël. À partir de 12 ans, le mineur peut effectuer quelques opérations sur son compte, comme des dépôts ou des retraits, seulement avec l'accord parental. Il devient titulaire de son compte à 16 ans et, à partir de 18 ans, il peut gérer ses finances sans restrictions.
À quel âge peut-on utiliser une carte bancaire ?
Une carte bancaire peut être attribuée dès 12 ans pour un compte bancaire et/ou un livret jeune. Cependant, la carte est limitée à des retraits uniquement. Les achats avec cette carte ne sont pas possibles jusqu'à 16 ans, tandis que les parents fixent des plafonds de retrait. Cela permet de garder un contrôle sur les dépenses. À partir de 16 ans, les adolescents peuvent obtenir une carte de paiement reliée à leur compte bancaire, avec la possibilité d'un chéquier pour des virements tels que le transfert d'argent depuis leur livret jeune.
Les types de cartes bancaires disponibles pour les jeunes
À 16 ans, les jeunes, avec l'accord parental, peuvent choisir parmi plusieurs cartes bancaires, incluant :
- Carte bancaire classique : elle peut être bloquée après un certain montant sur demande des parents.
- Carte à autorisation systématique : elle vérifie le solde avant chaque transaction.
- Carte prépayée : son solde est déterminé à l’avance, avec possibilité de recharge.
Les avantages et inconvénients d'une carte bancaire jeune
Posséder une carte bancaire à 12, 14 ou 16 ans offre plusieurs bénéfices :
- Encourage la gestion précoce des finances.
- Réduit le risque de perte ou de vol d'argent liquide.
- Permet de comprendre la valeur de l'argent, même en version dématérialisée.
- Favorise l'apprentissage de l'épargne.
Néanmoins, cette autonomie comporte également des risques. Les jeunes sont souvent ciblés par des stratégies marketing des banques, ce qui peut inciter à des achats impulsifs.
Choisir une offre bancaire pour un mineur
Le marché des offres bancaires pour les jeunes est riche et varié. Les banques traditionnelles et en ligne offrent des produits adaptés avec des applications de gestion intuitives. Comparer les différentes propositions est essentiel. Voici quelques critères à considérer :
- Frais bancaires : tenue de compte, cotisation de la carte, frais de transactions internationales.
- Plafonds de retrait et de paiement.
- Assistance et assurances intégrées.
- Offres promotionnelles.
Examinons deux offres populaires pour adolescents :
1 - L’offre ado de Pixpay
Pixpay propose une carte et une application mobile dès 10 ans pour 2,99 €/mois. Les atouts incluent :
- Carte personnalisable à autorisation systématique.
- Contrôle parental intégré.
- Possibilité de missions rémunérées.
- Coffre rémunéré et sécurité renforcée pour les paiements.
- 5 € offerts en prime.
2 - L’offre ado de BoursoBank
BoursoBank propose l'offre Freedom, gratuite pour les abonnés à l'offre Premium, accessible dès 12 ans :
- Carte Visa à autorisation systématique.
- Assurance incluse.
- Application gérée en temps réel par les parents.
- Notifications et alertes personnalisables.
- Prime de bienvenue de 100 €.







