l'essentiel
Chassés de leur camping en Loire-Atlantique pour une simple remarque, Jeannine et Claude intentent un procès contre l'État pour laxisme, leur audience étant prévue seulement en 2028.
Jeannine et Claude Meignants sont exaspérés. Cela fait plusieurs années que ce couple de retraités se débat avec le gérant d'un camping à Préfailles (Loire-Atlantique), après avoir été privés d'accès à leur mobil-home acquis en 2020. Cet incident a été déclenché par un malentendu en octobre 2022. Suite à une altercation, où le gérant reprochait à Claude d’avoir mal garé son véhicule, une simple phrase prononcée par Claude, "tu es un peu casse-couilles, hein ?", a provoqué une réaction intense. Le gérant a alors décidé de ne pas renouveler le contrat de location annuel, jugeant la remarque comme un "manque de respect" selon les déclarations rapportées par Ouest-France.
L'État attaqué pour laxisme
Face à cette situation, les Meignants ont décidé d'agir et ont saisi le tribunal à Nantes en mars 2023 après plusieurs tentatives de médiation. Grande déception pour eux, la date d’audience a été fixée au 14 mars 2028. Claude et Jeannine, désemparés, craignent que leur mobil-home, laissé à l'abandon, ne devienne un véritable dépotoir. "D'ici cinq ans, il sera totalement délabré", explique Jeannine, visiblement touchée par la situation.
Dans ce contexte, ils ont choisi d’attaquer l’État pour laxisme judiciaire, une démarche expliquée par Me Bertrand Salquain, leur avocat de la Fédération nationale des propriétaires de résidences de loisirs (FNPRL). Claude et Jeannine, fatigués par cette épreuve, se sentent victimes d’une justice qui traîne en longueur. Les résultats de leur action judiciaire pourraient, selon certaines estimations, être rendus avant l'été.







